Washington, Stockholm, et Bruxelles s’engagent dans l’observation

L’hôtel Memling a servi de cadre hier lundi 7 novembre 2011 au lancement officiel des missions internationales d’observation électorale en RDC. Prenant prétexte de cette activité, l’ambassadrice de Suède, les ambassadeurs de Belgique et des USA…. présents à ce palace ont pris la parole pour expliquer les positions de leurs pays respectifs sur les scrutins de ce mois ci.

Pour madame Mette Sunnergren, le monitoring électoral n’est pas une sinécure. En effet, il s’agira de faire un travail sensible qui comporte des risques. La Suède espère que les élections de cette année vont contribuer à la consolidation de la démocratie en RDC. Son pays, a-t-elle souligné, s’est engagé à appuyer le processus électoral en cours. Et d’ajouter qu’on ne cesse d’en appeler à la volonté politique de tous les acteurs concernés pour que tout se passe bien.
Son collègue de Belgique a fait remarquer qu’en 2006, il y avait le Comité International d’Accompagnement de la Transition, l’Eufor…. La communauté internationale avait grandement contribué à la tenue des élections.
Cette fois-ci, l’appui extérieur est évalué à 25 %. La communauté internationale est quelque peu en retrait. La Belgique s’intéresse aux missions d’observations nationale et internationale, a indiqué l’ambassadeur belge.

« Notre vœu est celui de voir les élections se dérouler dans un climat apaisé. L’observation électorale a comme finalité de dissuader la fraude », a-t-il ajouté.
Il a dit regretter l’absence des candidatures féminines aux présidentielles de 2011 et le faible taux des femmes candidates à la députation nationale.
De son côté, l’ambassadeur des USA a fait savoir que son pays a déboursé 15 millions des dollars américains pour ce processus électoral. Le centre Carter en a reçu 4. L’USAID appuie l’IFES, à travers les programmes d’éducation civique. Les élections de 2011 constituent une étape cruciale dans l’histoire de la RDC. Les USA vont envoyer leurs propres observateurs, a-t-il indiqué.

L’autre temps fort de cette journée a été le mot de circonstance du directeur résident de l’Institut Electoral pour une Démocratie Durable en Afrque (Eisa).
Vincent Tobi a rappelét qu’en 2006, le Congo Kinshasa avait attiré l’attention de la communauté internationale. Il fallait organiser les élections. Maintenant, on doit consolider la paix. Le succès de ces scrutins va déterminer la volonté des Congolais d’aller de l’avant.
Depuis 10 mois, l’Afrique connait des soubresauts ( Lybie, Côte d’Ivoire, Tunisie, Egypte).
Il est important d’apporter un appui conséquent aux équipes d’observation électorale. Vincent Tobi a par la suite remercié la Suède, le centre Carter et d’autres partenaires pour leur appui à Eisa.
On a noté la présence dans la salle de l’abbé Malumalu qui dirige en ce moment l’Ecole de Formation Electorale de l’Afrique Centrale.
Des réseaux d’observateurs électoraux ont expliqué à l’assistance les efforts déployés en 2006 en matière d’observation électorale. Et ce qu’ils comptent faire cette année.

Il s’agit du Réseau d’Observateurs des Confessions Religieuses « ROC », le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise « Cafco », le Conseil National de la Jeunesse « CNJ », le Réseau National pour l’Observation et la Surveillance des Elections au Congo « Renosec ».
Léonie Kandolo, membre du comité exécutif de Cafco a lu une déclaration des missions d’observation nationales congolaises. En somme, elles font une lecture sans complaisance des problèmes de l’heure.

Jean- Pierre Nkutu

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