Vol de trois coffres-forts : quatre bandits arrêtés

Une bande des malfaiteurs à peine constituée cette année, dans la ville de Kinshasa, vient de se signaler par un vol à main armée spectaculaire à Limete. Dans une entreprise de la place, trois coffres-forts contenant des sommes estimées à 171.000 dollars et 100.000 FC, ont été emportées. On ne déplore pas cependant de pertes en vies humaines au cours de ce vol, bien que de nombreux coups de feu aient été tirés par cette bande des truands.

Pour les limiers du Groupement de recherche et d’investigations de la police provinciale, spécialisés dans les enquêtes criminelles, quelques malfaiteurs ont fait des vols des coffres-forts, leur métier. Accéder à ces butins, pensent les policiers, exige la neutralisation des sentinelles et autres veilleurs de nuit, fussent-ils des policiers ou des militaires.

 

Et dans l’enceinte de cette entreprise, il faut atteindre la caisse ou le bureau du directeur financier où se trouvent les coffres-forts. Enfin, les bandits doivent les déverrouiller  ou les emporter pour leur cachette.

Dans leurs hypothèses, les enquêteurs découvrent une chose : la signature du professionnalisme de ces malfrats dont les traces étaient visibles sur le lieu, lors des investigations, ne trompe pas sur l’identité probable d’un groupe qui était filé depuis quelques temps. Les pistes méritent d’être suivies.

Dame chance va sourire aux policiers et de belle manière. Car, le mercredi 5 novembre 2014, quelques indicateurs livraient les premières informations sur la bande. Qui sont-ils ? Où se réunissent-ils et avec qui ? Les enquêteurs parviennent à se faire une idée de ces truands. L’opération de la traque est concoctée avec minutie, aucune fuite d’informations n’est permise.

Tout se passe comme prévu. Le samedi 8 novembre 2014 à l’aube, les points de localisation des bandits sont quadrillés. Quartier Kingabwa, au sortir de sa maison, Olivier Bokembu Lokata est appréhendé. Après lui, les limiers sont orientés vers le quartier Super Lemba, là où loge un certain Jean-Pierre. De son vrai nom Eyisala Ayike, le gaillard est arrêté. A la vue de son comparse Olivier à bord de la jeep des policiers, il pense à la trahison. Mais devant les limiers qui les tiennent à l’œil, il n’ose poser une question, attendant de trouver une occasion pour s’enquérir de cette traque lancée contre eux.

La jeep avec des policiers et deux membres de la bande fait un crochet au quartier Kauka. C’est là qu’on surprendra Léon Dieu Kapiamba, avant de rentrer à Kingabwa, le fief de Fiston Kimeni Ayombo.

Avec ces quatre suspects, le chef d’équipe des policiers est heureux d’avoir réussi ce brillant coup de filet. Car, c’est le gros lot. Il n’y a qu’à réaliser qu’entre leurs mains, ou dans leurs maisons, les limiers ont saisi plusieurs pièces à conviction. Deux armes Fa avec deux chargeurs pourvus de munitions. Et jolie trouvaille, une valisette contenant des chalumeaux, une paire de cisailles, une barre à mine, une paire de tenailles et une clé de roue.

Et pour leur mobilité, ils utilisaient trois véhicules. Une voiture Toyota Ypsum familiale de couleur blanche immatriculée 1351 AA / 06 ,  une jeep de marque Toyota RAV 4 de couleur noire portant plaques minéralogiques 4603  AC / 10, et une voiture Toyota Corolla de couleur verte, sans plaques d’immatriculation.

Et pour couronner le tout, trois coffres-forts détruits qui dévoilaient le travail de démolition effectué par les truands.

Aujourd’hui, au terme d’un interrogatoire serré, les quatre prévenus sont passés aux aveux, reconnaissant que c’est eux qui avaient opéré au mois de septembre de cette année, au siège de la société «  Trans Sous le vent » sur la 13 ème rue Limete industriel.

Les policiers tentent de récupérer aujourd’hui les biens acquis grâce aux fonds volés à Limete, mais aussi de reconstituer les autres coups perpétrés par cette bande qui fait déjà parler d’elle encore à ses débuts.

Affaire à suivre !

J.R.T.

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