Violences sexuelles basées sur le genre : l’UNFPA appelle à la synergie des actions

Le Fonds des Nations  Unis pour la Population, le ministère du Genre ainsi que la Banque Mondiale ont  lancé le projet de violences sexuelles basées sur le genre le vendredi 8 novembre 2013 à l’hôtel Sultani, dans la commune de la Gombe.

Ce programme  appuyé par la Banque Mondiale  avec le concours d’autres partenaires  concerne cinq provinces dont la capitale Kinshasa. Il s’agit de Bandundu,  Katanga, Equateur ainsi que le Maniema. Sa particularité, c’est  d’intégrer les questions du genre dans les zones d’intervention du projet d’appui et de réhabilitation de structures sanitaires.

Ce projet permettra  le renforcement de capacités de leaders à tous les niveaux, des partenaires ainsi que la collecte des données dans les zones de santé appuyées par ledit projet.

Intervenant  à cette occasion, Geneviève  Inagosi, ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant,  a particulièrement remercié l’UNFPA et la Banque Mondiale  de leurs appuis à la matérialisation de ce projet ainsi que les autres partenaires qui apportent leur appui à la lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre.

         La ministre a aussi saisi cette opportunité pour  rappeler  que les violences sexuelles demeurent encore et  toujours une préoccupation pour  la Rd Congo.

         Et d’indiquer que les défis à relever sont encore énormes. Pour ce faire,  de nombreux efforts doivent encore être fournis sans sous-estimer les différentes avancées significatives mises en œuvre dans le cadre de la stratégie nationale et de la politique   nationale genre.

         Et pour y parvenir,  il faudra renforcer la coordination, intégrer les questions du genre dans les structures sanitaires du projet du gouvernement, renforcer la coordination et le leadership,…

Pour finir, Inagosi a appelé les partenaires dà continuer à soutenir le gouvernement afin d’avoir une couverture plus étendue en termes de cartographie et de données pour une planification conséquente.

         Pour sa part, Keita,  le Représentant de l’UNFPA, a indiqué qu’il s’agit d’une problématique de taille qui est encore  plus dramatique  dans la partie Est avec la guerre et l’insécurité.

         Il a indiqué que la récente étude appuyée par son organisation a rendu possible la perception des VSBG par la population ainsi que leurs différentes formes.

Il a martelé qu’il faudrait absolument arriver à une synergie forte et directe d’actions pour éradiquer ce fléau.

         Le coordonnateur du projet du Parss, Eustache Ouayoro,  a signalé que la Banque Mondiale, à travers le projet Parss s’est engagé à soutenir les actions du gouvernement avec d’autres partenaires dans la promotion de l’égalité du genre et dans la prévention de ces violences.

Melba Muzola

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