Vers un système de représentation des terres par satellites de la RDC

Avec l’appui de la FAO, un atelier de lancement officiel du système de représentation des terres par satellites (SRTS) de la Rd Congo (Terracongo) s’est tenu hier jeudi 5 juillet 2012, au lycée Mgr Shaumba, dans la commune de la Gombe. Son objectif, a dit Augustin Mawalala, représentant du secrétaire général à l’Environnement empêché, était de lancer le processus de la mise en place d’un système national de représentation des terres par satellites de la Rd Congo, dans une approche transparente, participative et représentative de toutes les organisations concernées de la société civile et des parties prenantes nationales et internationales.
Les participants à cet atelier, les acteurs nationaux (du gouvernement, de la société civile, du secteur privé, etc.) et les partenaires internationaux ont entre autres étaient informés du processus en chantier sur le suivi national du couvert forestier ; ont passé en revue les expériences tant nationales qu’internationales dans ce domaine, aussi bien dans la gestion du secteur forestier et que dans d’autres secteurs ; ont échangé sur les principales questions et préoccupations, ainsi que des pistes de solutions liées à la mise en place d’un système national durable de surveillance des forêts en Rd Congo qui soit robuste, transparent, efficient et opérationnel.
Le directeur Malele de la Direction des inventaires et aménagements forestiers (DIAF) a expliqué que le pays s’est résolument engagé dans le mécanisme de la réduction des émissions liées à la déforestation, la dégradation des forêts (REDD) ; qui prend en compte la conservation de carbone forestier, la gestion durable des forêts et l’accroissement des stocks de carbone ou « REDD+ ». En cette phase de préparation du processus, une attention soutenue est focalisée sur la construction de la stratégie nationale, l’établissement d’un cadre institutionnel et légal pour la mise en œuvre de la REDD+, mais aussi sur la mise en place d’un système national de mesure, rapportage et vérification (MRV) complet et opérationnel. 
 
Le MRV vise, a dit le directeur de DIAF, essentiellement l’amélioration de la qualité de l’inventaire forestier national, de l’inventaire des gaz à effet de serre du secteur forestier, ainsi que du système de suivi et de surveillance du couvert forestier par satellite. Avec ce système, la DIAF et la Direction du développement durable (DDD) devront être en mesure de fournir toute information sur l’étendue nationale, la localisation et la nature des forêts de la Rd Congo, aussi bien sur l’estimation de son potentiel de séquestration/émission de carbone, que de la façon dont ces forêts pourront changer dans l’avenir. Les résultats et produits seront facilement et librement disponibles en forme élémentaires, résumés et analysés sur une plateforme pour une utilisation systématique. 
Ndiaga Gueye, représentant de la FAO en Rd Congo avait pris la parole pour exprimer la détermination de cette agence onusienne à collaborer et à partager des informations et à communiquer avec tous les autres acteurs et partenaires financiers et/ou techniques en vue de la mobilisation des ressources et du renforcement des capacités, afin d’accomplir avec sérénité, les actions qui lui sont assignées dans ce volet d’activités prévues dans le programme national, à savoir l’appui à la conception et à la mise en place d’un système MRV complet et opérationnel pour la Rd Congo.
 
Tenant compte des défis majeurs à relever dans ce volet et considérant les différentes composantes qui doivent rentrer en ligne de compte dans le futur système de gestion de l’information complet et intégré, le représentant de la FAO estime que le travail en cours de préparation requiert des plans d’actions crédibles pour sa finalisation. Il a souligné le fait que les données dont dispose actuellement la Rd Congo ne correspondent pas aux normes Giec.  
Ndiaga Gueye a signalé que la FAO, dans le but de concrétiser ses engagements vis-à-vis du gouvernement, venait de mettre à la disposition de la Rd Congo pour les 18 mois qui suivent, une forte équipe composée d’experts internationaux et nationaux, chargée d’accompagner le gouvernement à travers le ministère de l’Environnement, pour la mise en place de son système MRV national complet et opérationnel. Des protocoles d’accord ont été signés et d’autres sont prévus, pour la mise en œuvre des activités, le renforcement des capacités et l’acquisition des équipements et matériels. 
 
Jean-René 
Bompolonga 

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