Vendredi 03 février 2012 : UDPS, les premières journées « villes mortes»

A en croire des sources proches de la haute direction de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social), les premières journées « villes mortes » devraient démarrer le vendredi 03 févier 2012, à Kinshasa comme dans toutes les villes de la République Démocratique du Congo. Il va s’agir des manifestations non-violentes destinées à exiger le respect de la vérité des urnes, mieux à obtenir la reconnaissance, par la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) de  la victoire d’Etienne Tshisekedi à l’élection présidentielle du 28 novembre 2011. C’est à son corps défendant que ce parti est bien obligé d’exhumer une recette déjà appliquée avec succès sous le règne de Mobutu.

A cet effet, ce parti compte non seulement sur la participation de ses propres combattants, mais aussi sur celle des millions de compatriotes, dont des chrétiens catholiques, frustrés par les irrégularités et tricheries ayant marqué les scrutins présidentiel et législatifs d’il y a deux mois. S’agissant singulièrement de la présidentielle, l’UDPS ainsi que plus de 200 partis de l’Opposition qui soutiennent son combat politique, continuent de contester les résultats compilés par la CENI.

L’objectif visé par la mise en œuvre des opérations « villes mortes » est l’interpellation de ceux qui ont planifié et cautionné le hold up électoral du 28 novembre 2011 d’une part et d’autre part, à les amener à faire amende honorable, en revenant à la vérité des urnes. Vainqueur connu et incontesté de l’élection présidentielle, Etienne Tshisekedi pourrait ainsi avoir les coudées franches pour se mettre au service de la patrie.

 Forts des rapports des missions d’observations tant nationales qu’internationales ainsi que des protestations de plusieurs gouvernements occidentaux contre les résultats rendus publics par la CENI le 09 décembre 2011, l’UDPS et ses « alliés » persistent à croire que la volonté du peuple congolais, telle qu’exprimée dans les urnes et actée dans les bureaux de dépouillement, n’a pas été respectée. La non transparence de la présidentielle a été confirmée, font-ils remarquer, par le « potopoto »  qui a régné dans la compilation des résultats des élections législatives nationales, au point de donner lieu à des guerres fratricides sur la place publique entre candidats de la majorité.
Le scandale des cas de tricherie, corruption et trafic d’influence étaient si patents que le président du Bureau de la CENI, Daniel Ngoy Mulunda avait même menacé de démissionner.

Selon l’état-major politique d’Etienne Tshisekedi, les opérations « villes mortes » à déclencher le vendredi à partir de 03 février devraient se poursuivre jusqu’à ce que le peuple congolais obtienne gain de cause, c’est-à-dire l’entrée en fonction de celui qu’il a plébiscité dans les urnes.
Afin que les actions pacifiques en chantier ne soient pas détournées de leur essence non violente, Tshisekedi et ses combattants en appellent à la neutralité et au professionnalisme des forces de l’ordre, très souvent enclines à exécuter des ordres illégaux, alors que le principe des manifestations publiques est consacré dans la Constitution de la République. Une grande vigilance devrait aussi être exercée vis-à-vis des « Kuluna » et autres inciviques qui acceptent la sale besogne de faire obstruction aux revendications légitimes de leurs compatriotes.  

Kimp

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