Une nuit de viols et de pillages à Selembao

La colère et l’indignation sont a leur comble au quartier Mbala, dans la commune de Selembao. Jusque hier jeudi, les habitants de cette partie de la capitale étaient comme tétanisés par l’horreur qu’ils ont vécu dans la nuit de dimanche à lundi.

En effet, cette nuit-la, un résident de l’avenue Lelo que nous identifions ici par ses initiales KKC pour ne pas l’exposer au mépris, revenait de son travail aux environs de 23 heures. Arrivé à la hauteur de l’avenue Mbaki, il sera surpris par l’arrivée soudaine de trois individus à l’allure belliqueuse. Après l’avoir entouré, ceux-ci vont tenter de lui faire les poches qui se révèleront complètement vides. Furieux, l’un des agresseurs fait comprendre à KKC qu’il devait absolument payer une rançon s’il voulait garder la vie sauve. Incapable de donner satisfaction à ces exigences, KKC décide de conduire les bandits chez son ami KP habitant non loin du lieu d’agression.

Mais alors qu’il pensait avoir trouvé la solution à son problème parce que convaincu que son ami allait lui remettre l’argent nécessaire au rachat de sa liberté, il est surpris de voir KP refuser d’ouvrir sa porte. L’homme cherchait d’abord, par des questions posées à travers la porte, à comprendre le pourquoi de cette visite tardive. Dans cette partie de la ville, les habitants préfèrent en effet observer une prudence de sioux la nuit, d’autant plus qu’hormis  agressions quotidiennes dont la population est victime, un crime venait d’être commis quelques jours plus tôt au quartier Hardy par les sinistres «kuluna». Face à ce refus d’ouvrir la porte, les bandits qui pensaient avoir atteint la caverne d’Ali Baba ont forcé là fenêtre et à partir de la, ont menacé d’ouvrir le feu si la porte n’était pas rapidement ouverte. Les jambes tremblotantes, la femme a ouvert la porte pour éviter que les malfrats ne fassent des dégâts irréparables. Mais voilà !

A peine la porte ouverte, les bandits ont déboulé au salon où ils ont neutralisé tout le monde avant de s’en prendre particulièrement au mari qu’ils ont ligoté malgré les 76.000 FC qu’il leur a donnés  ainsi que son téléphone portable. Sans ménagement, ils se sont jetés par la suite sur l’épouse et ses filles qu’ils ont violées à tour de rôle sous les yeux du mari réduit à l’impuissance.

Ces actes horribles commis, les «kuluna» ont accompagné KKC chez lui, sur l’avenue Lelo où ils ont fait subir le même sort à son épouse avant de disparaître dans les ruelles de Selembao où ils ont continué à perpétrer des viols et des pillages en se servant de deux armes automatiques dont ils étaient porteurs.

En attendant le bilan de cette nuit macabre, KP a porté plainte contre son ami KKC qui s’était présenté chez lui tard la nuit en compagnie des bandits. L’homme est détenu au cachot de la commune de Selembao où il est considéré comme un malfaiteur.

Annette KAPINGA KADIMA

(Stg/UPN)

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