Une nouvelle salle pour conserver les collections ethnographiques

La Ministre de Culture et Arts, Mme Jeannette Kavira, ayant à ses côtés son prédécesseur, Esdras Kambale, et en présence de nombreuses personnalités, a coupé le jeudi 11 mars 2010 le ruban symbolique inaugurant ainsi la nouvelle salle de l’Institut des Musées Nationaux du Congo (IMNC), dénommée « Joseph Aurélien- Cornet », dans la concession de l’IMNC.

Avant d’inviter tout le monde à venir dans ce lieu de dialogue avec le génie créateur de nos ancêtres, la ministre a déclaré que la salle a été aménagée pour être fréquentée, visitée, étudiée et surtout protégée.

A la suite de la ministre, les invités ont visité une salle contenant de nombreuses œuvres d’art congolaises comme les instruments de musique, les masques, les lances, les tambours ainsi que certains objets archéologiques et diverses cartes.

Pourquoi une salle « Joseph Aurélien- Cornet » ? Le directeur général de l’IMNC Joseph Ibongo a, dans son mot de bienvenue, indiqué que c’était pour rendre hommage aux pionniers de cette institution. « Après l’avoir dirigé douze ans durant, de 1967 à 1987, Joseph Aurélien- Cornet a laissé une somme de connaissances scientifiques, importantes à considérer le nombre des missions effectuées sur le terrain et des publications scientifiques. Il faut souligner aussi tout l’attachement à la culture congolaise dont il a témoigné tout au long de sa vie missionnaire au Congo », a dit le DG Joseph Ibongo.

Comme il y a des instituts des musées dans certaines villes, il a fait savoir que son institution pensait les implanter dans l’arrière pays. Pour cela, il a plaidé pour la mise sur pied d’une société des amis des musées pour constituer un lobbying en faveur des musées nationaux.

La construction de la salle « Joseph Aurélien- Cornet » est le fruit d’une collaboration entre l’ambassade de Grande-Bretagne et le Musée royal d’Afrique centrale de Tervuren (MRAC). La représentante du directeur général du MRAC, Viviane Bacque, a salué l’histoire conjointe entre la Rd Congo et la Belgique ainsi que le courage des agents des musées nationaux qui ont protégé les œuvres malgré les conditions difficiles de travail.

Abordée par le Phare pour avoir à chaud son opinion, la directrice du Musée national de Kinshasa, Mme Mwemena Salomé, a déclaré : « C’est très bien. Je suis heureuse de voir une salle comme celle- ci pour abriter les œuvres d’art. Elle est petite, mais elle instruit. »

Pour connaître leur passé, les Congolais en général, les Kinois en particulier sont invités donc à aller « dialoguer avec le génie créateur de nos ancêtres. »

Jean- René Bompolonga

Leave a Reply