Une dame accusée d’enlèvement de ses petites-filles

Maman Thérèse Ngoya Mukadi a été mise aux arrêts le mercredi 02 octobre 2013 et placée au cachot du Sous-Commissariat du quartier Herrady, dans la commune de Selembao, à la suite d’une plainte déposée à sa charge par sa belle-fille, la nommée Anto, qui l’accuse d’avoir enlevé ses deux fillettes. Selon l’acte d’accusation, Anto avait décidé, voici plusieurs semaines, de quitter sa belle-famille, qui réside sur l’avenue Mukwala, dans la commune de Mont-Ngafula, pour aller habiter, dans la même municipalité. Mais, elle avait pris soin d’emporter, dans ses bagages, ses deux fillettes. Elle avait invoqué comme motif les mauvais traitements qu’elle subissait non seulement de la part de sa belle-mère, Thérèse Ngoya, mais aussi de ses belles-sœurs, depuis le départ de son mari, fils de la précitée, au Maroc.

Au cours de son audition par l’OPJ verbalisant, la vieille dame (65 ans) a soutenu qu’Anto avait déserté le toit conjugal, sans raison plausible et sans avoir laissé l’adresse de son nouveau lieu d’habitation. C’est après plusieurs semaines de recherche, a-t-elle indiqué, qu’elle a finalement résolu d’aller récupérer ses « koko » (petites-filles), à la sortie de leur école. A son avis, la garde de ces dernières lui revenait car Anto est encore régulièrement marié à son fils, bien que ce dernier vive à l’étranger.

Elle a renchéri qu’Anto est devenue sans domicile fixe et n’a pas les moyens d’élever les deux enfants. Aussi, pour les mettre à l’abri, a-t-elle préféré les envoyer loin de Kinshasa, plus précisément à Boma.

Au niveau de la police, Maman Ngoya a été sommée de ramener ses deux petites-filles à Kinshasa, au risque de se voir déférée au parquet pour kidnapping d’enfants, une menace qu’elle n’accepte pas car estimant être en droit d’assurer la garde des enfants de son fils.

                                      Annette Kapinga

(stg/UPN)

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