Un jeune homme sectionne la trachée artère de sa concubine

Depuis un certain temps, l’horreur ne cesse de rôder dans la ville de Kinshasa, ravivant de nouveau le sentiment d’insécurité qui règne dans quelques quartiers chauds et la banlieue de la capitale. D’où la question que tout le monde se pose, que faut-il faire pour être en tout temps plus en sécurité ? La réponse revient aux responsables de la sécurité des personnes et de leurs biens dans la capitale.

Après l’assassinat du médecin-dentiste belge Francis Articlaut tué dans son appartement de l’immeuble PDG sur l’avenue du Commerce, commune de la Gombe, à l’aide d’une sculpture en bronze, par des criminels non identifiés et dont on ignore encore les mobiles exacts, c’est l’affaire d’une jeune adolescente ayant décidé de mettre fin à ses jours par pendaison, parce que ses parents étaient catégoriquement opposé à son idylle avec son copain, qui venait dernièrement de bouleverser les bonnes consciences. Une déception d’amour venait de faire une nouvelle victime.

Alors que l’on ne s’était pas encore remis de toutes ces émotions, voilà que la semaine passée, dans la nuit du mardi 23 au mercredi 24 mars, sur l’avenue Kingabwa, commune de Ngiri-Ngiri, non loin de la rivière qui porte le même nom, la découverte du corps d’une jeune fille encore à fleur d’âge avec la trachée artère sectionnée avec un objet tranchant, relançait étrangement la fameuse légende des « coupeurs des gorges » qui, il y a plus d’une vingtaine d’années, avait secoué toute la ville de Kinshasa et réduit les promenades nocturnes au strict minimum . On se rappellera qu’à cette époque, trois corps jetés en l’espace d’une semaine à Selembao, Makala et Ngiri-Ngiri, tous la gorge tranchée, avaient semé la désolation et alimenté la rumeur sur des tueurs dont la spécialité était  d’arracher la gorge. On parlait dans le même temps, d’un intense trafic d’organes humains et  des enfants qui battaient leur plein à Kinshasa.
Une semaine après la découverte macabre de l’avenue Kingabwa, on en sait un peu plus sur cette affaire criminelle, en attendant que le tueur en fuite, puisse donner un jour, sa version des faits.

Une affaire de jalousie a abouti à ce crime odieux

Tout ce que l’on sait pour l’instant est que dans la nuit du 23 mars vers 23 H 30’, les premiers témoins ont reconnu le corps de la victime et aidé la police à procéder à son identification. Pour eux, il s’agit bel et bien de Mlle Zabibu Senga, âgée de moins de trente ans, mieux connue sous le pseudonyme de Tantine Getou. A les en croire, cette jeune fille vivait en concubinage avec  Efole eke Efole, un homme qui se débrouille dans la revente des articles de traite, résidant sur l’avenue Kingabwa n° 218, quartier Saïo, commune de Ngiri-Ngiri.

Selon une autre source, la veille de sa mort, Mlle Getou a fait part à son concubin, d’un cas de décès ayant frappé sa famille élargie.
Le défunt serait un de ses cousins germains. Le soir, elle s’est habillée précipitamment pour aller passer la nuit au deuil. Compte tenu des liens particuliers qu’a fait prévaloir Mlle Getou, son amant a décidé de l’accompagner, afin de ne pas paraître comme un homme indifférent aux malheurs de sa «  belle-famille ».
Aux obsèques, Zabibu s’est détachée de son concubin pour rejoindre les autres dames et s’informer sur le programme d’inhumation. Pendant ce temps, son amant était en train de  de se renseigner sur l’identité et les causes de la mort du défunt dont la véritable tribu lui a été révélée. Tout le contraire de ce que Getou lui a raconté. Pire, a poursuivi la même source, sa concubine passait comme l’amante du défunt. Et il n’a pas rencontré les autres membres de famille de sa moitié, sauf quelques amies.

Voilà comment Efole eke Efole a découvert que sa «  femme » le trompait, en présentant son défunt amant comme étant son cousin germain.
N’ayant pas digéré d’être cocufié, il a invité Mlle Getou à regagner leur domicile sur l’avenue Kingabwa n° 218 avec promesse de la reconduire peu après au lieu du deuil. Chemin faisant, il l’a soumise à un interrogatoire serré auquel elle a eu du mal à donner des réponses exactes. C’est dans un excès de jalousie, qu’il l’a immobilisée avant de sortir son canif et de lui sectionner la trachée artère. Il était 23 H 30’.
Incapable de supporter la scène de la victime qui luttait entre la vie et la mort, le sang jaillissant de sa gorge, il s’est enfui avec ses habits maculés vers une destination inconnue. Jusqu’à ce jour, on n’a plus de ses nouvelles.

Le  week-end dernier, nous avons appris que Mme Irène Kasololo Walingile, la grande-sœur de la victime, vient de saisir par une plainte écrite, le Bataillon de la police d’investigations criminelles, et a engagé des poursuites judiciaires contre l’assassin. Elle espère que cette unité qui a fait ses preuves et étalé son professionnalisme dans les grandes enquêtes criminelles, parviendra à retrouver les traces du meurtrier et à l’appréhender.
Aujourd’hui, les investigations sont orientées vers le criminel, l’arme du crime et le modus operandi pour attirer sa victime vers un lieu obscur et la tuer.     

                                    J.R.T.

 

 

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