Un cadre de concertation formel et permanent recherché

Un cadre de concertation formel et permanent de différents acteurs impliqués dans la gestion des ressources minières a été fortement débattu lors de l’atelier sur l’appui technique à la gestion juridique et économique des ressources, organisé par le PNUD et le Centre de commerce international (ITC) du 16 au 17 février 2010 à l’hôtel Memling.  Ce mécanisme est l’une des recommandations préliminaires formulées par le groupe d’experts mis sur pied par le PNUD et l’ITC. Dans leur rapport, le groupe d’experts souligne qu’ «il n’existe pas un lieu public –privé pérenne de concertation et de dialogue qui permette d’aborder sereinement les questions liées au développement du secteur dans tous ses aspects –économiques et humains, d’établir des consensus, d’acquérir une vision unifiée du développement minier et de tabler sur l’ensemble des forces vives prêtes à apporter leur appui ». 

La proposition a divisé les participants en deux parties. Pour les uns, il fallait mettre sur pied une nouvelle structure émanant de cet atelier ; pour les autres, il fallait au contraire redynamiser certaines structures existantes comme le comité consultatif de CTCPM ou l’Initiative de transparence des industries extractives (ITIE). Le groupe d’experts a retenu les deux propositions. Il va les confronter à d’autres propositions lors des ateliers qui auront lieu incessamment à Lubumbashi et à Goma.
D’autres propositions en rapport avec la géologie, la transparence sur les prix des minerais, la gestion des conflits entre creuseurs artisanaux et les détenteurs des permis, le développement local, le statut de la femme, etc. ont été formulées.  Lors de la cérémonie de clôture, Jean- François Bourque de l’ITC a donné les prochaines étapes. Après avoir rassemblé les idées de Kinshasa, Lubumbashi et Goma, le groupe des experts aura deux mois pour faire la synthèse. Cette synthèse, a-t-il dit, devra aboutir à quelques applications pratiques qui auront lieu dans six mois.
Remerciant les participants pour le travail abattu, au nom du directeur- pays du PNUD, Mounier Dabbabi, coordonnateur du programme de gouvernance économique, a indiqué que les questions minières ont un impact direct sur l’amélioration de l’environnement des affaires en Rd Congo. Tout en réitérant le soutien du PNUD à la reconstruction de la Rd Congo, il a rappelé encore que les recommandations seront mises en application avec le concours du gouvernement.
En clôturant l’atelier de Kinshasa, le vice- ministre aux Mines, Victor Kasongo Shomari, a remercié les participants et les initiateurs de cet atelier et a déclaré que le gouvernement était en attente des résultats de ces journées de réflexion pour améliorer le climat des affaires. Il a enfin encouragé les experts à continuer à réfléchir et à débattre sur le sujet.

 

Jean- René Bompolonga    

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