Un agent d’Interpol en danger de mort

Chaque jour qui passe met en péril des Congolais quelque part à travers le pays. Dans la nuit de samedi 13 à dimanche 14 août 2011, Victor Tshitenge Bumpanya, chef de division au bureau central national d’Interpol était passé à deux doigts de la mort. Vers 22 heures en effet, il revenait d’un deuil avec sa femme et ses trois enfants à bord d’une Toyota Liteace Noah, immatriculée 2870 AE 05, quand quatre inciviques en tenue civile et armés ont surgi devant son domicile non clôturé et situé au numéro 20 de l’avenue Ilanga à Bibwa. Un  malfaiteur  a à l’aide d’une torche, a éclairé son fils. L’épouse de l’agent d’Interpol a réagi en cherchant à savoir ce qu’ils faisaient dans leur parcelle.

A ce moment-là, l’homme est sorti du véhicule pour s’enquérir de la situation et a vu un autre malfaiteur s’avancer vers lui avec une arme. « Je suis de la sécurité et je vous trouve suspect, » lui a lancé le nouveau venu. Surpris d’être traité de suspect devant son domicile, le chef de division lui a demandé ce qu’il faisait dans sa parcelle. C’est à ce moment que l’intrus lui a braqué sa torche, armé son fusil et tiré sur lui. Deux mètres et demi séparaient les deux hommes. 

La première balle a raté son cible et s’est logée loge dans le coffre arrière d’une BMW stationnée dans la parcelle, la seconde  dans le pare-choc. Le chef de division a eu juste le temps de se dégager et d’aller protéger son fils qui criait « Papa, papa ». Dès que la première balle a été tirée, le policier a fait semblant d’avoir été touché en poussant un cri. Comme il faisait noir, toute la famille avait déjà quitté le véhicule et se cachait derrière la Toyota quand les deux autres assaillants qui se cachaient étaient sortis de leur cachette et se sont mis à tirer sur la Toyota.

 

Le matin, 18 impacts de balle étaient visibles sur la Toyota et 3 sur la BMW. En partant, les malfaiteurs ont certainement cru avoir tué Victor Tshitenge. Aucun membre de la famille n’a été touché. Par contre, une  voisine, habitant à quelques mètres de là, est morte d’émotion en entendant les coups de fusils.
Le dimanche matin, tout Bibwa était au domicile du chef de division d’Interpol et la population n’a pas tardé à manifester son mécontentement. Des jeunes-gens ont décidé de prendre en mains la sécurité du quartier. Ils ont barricadé la Nationale n°1 pendant un moment, empêchant la circulation dans tous les sens. Ils s’en sont pris ensuite aux policiers du sous- commissariat situé à côté, les accusant d’être des complices des malfaiteurs. Ceux-ci malfaiteurs sont certainement des éléments incontrôlés de l’armée nationale.

JRB

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