UDPS, pari gagné…

Le président national de l’Union pour la Démocratie  et le Progrès Social (U.D.P.S.), Etienne Tshisekedi wa Mulumba, a ouvert solennellement le Congrès de son parti, le 10 décembre 2010, au Centre féminin Maman Antoinette Mobutu, sur la 13è Rue, dans la Commune de Limeté. Cette manifestation intervient trois jours après son retour au pays de ses ancêtres, selon sa propre expression. Plusieurs personnalités et dirigeants des partis et plates-formes politiques de l’opposition se sont signalés à cette ouverture, en plus des représentants de toutes les fédérations de l’Udps disséminées non seulement dans notre pays, mais aussi en Afrique, en Europe et en Amérique. Il convient  de signaler la participation de deux partis politiques européens : le Parti socialiste suédois et le SPD allemand.

Selon les statistiques livrées par le Comité d’organisation, plus de 5.000 participants ont été enregistrés. L’UDPS a gagné son pari car une grande confusion a régné, pendant des mois, autour de la tenue de ce forum. Certaines langues soutenaient même la thèse de son renvoi aux calendes grecques, en raison de l’indisponibilité de Tshisekedi. 

          Etienne Tshisekedi a, dans son discours de circonstance, remercié tous les participants, aussi bien ceux venus de la diaspora que ceux résidant en provinces. Leur présence, dit-il, témoigne de leur attachement à la lutte que mène l’Udps pour l’avancement de la démocratie dans notre pays. Il a rappelé que c’est pour cette lutte que le 15 février 1982, un groupe des fils de ce pays dont il faisait partie, a créé un parti politique dénommé ‘Udps’. Il a demandé une minute de silence pour honorer tous ceux qui sont tombés dans cette lutte contre la confiscation des libertés et la violation massive des Droits de l’Homme par le régime de l’époque. Il a constaté que plusieurs tentatives ont été faites pour concilier les dirigeants avec le peuple – Conférence nationale souveraine, Dialogue intercongolais en RSA – mais elles n’ont pu atteindre leurs objectifs, parce qu’elles étaient sabotées par les gouvernants en place. Maintenant, comme dans tout combat, il a estimé qu’il était temps de s’arrêter, à l’occasion de ce Premier Congrès de l’Udps, pour examiner le passé et faire des projets sur l’avenir. 

Candidature à la présidence, amnistie pour les fils égarés et renforcement de la discipline du parti 

          Etienne Tshisekedi a noté qu’un parti politique est créé et a pour mission la conquête et l’exercice effectif du pouvoir dans l’intérêt supérieur du peuple qu’on doit servir. Se rappelant tous ses amis tombés dans cette lutte pour un ‘Etat de droit’, il a annoncé devant le Congrès sa candidature à la magistrature suprême de notre pays. Pour cet objectif, il a accordé son amnistie à tous les anciens membres qui ont, d’une façon ou d’une autre, quitté l’Udps ou qui se sont égarés, dit-il encore, sur de fausses pistes. Il les a invités à regagner leur parti, en commençant par leurs cellules de base. En outre, il a déploré le laisser-aller qui a caractérisé les comportements de certains membres du parti et remarqué que « trop de liberté nuit à la liberté ».

          Il a préconisé que les dirigeants d’une structure du parti soient nommés par les responsables de la structure immédiatement supérieure. Et demandé le renforcement du rôle de la Commission de discipline, non pas pour amuser la galerie, mais pour sanctionner effectivement tout membre qui s’écarterait désormais de la ligne tracée par le parti. Il a évoqué et regretté la dilapidation des cotisations et des fonds mis par certains partenaires à la disposition du parti. Il a demandé que de tels comportements soient sanctionnés. Et que désormais, a-t-il encore souligné, n’est membre du parti que celui qui aura payé sa cotisation mensuelle fixée au prix d’une bouteille de sucrée, car cela permettra au parti d’être efficace dans son travail. Il a invité tous  les congressistes à accomplir un travail de qualité pour permettre un bon fonctionnement du parti,  à examiner les propositions leurs soumises en bon pères de famille, avec le souci du bien commun. Ce souci du bien commun, a-t-il conclu, manque aux dirigeants de ce pays qui, constamment, confondent les caisses de l’Etat à leurs poches.

          Ce Congrès qui se tient du vendredi 10 au mardi 14 décembre 2010, a connu le premier jour, l’appel nominal et la distribution des kits aux congressistes. Le deuxième jour a  été marqué par le  discours d’ouverture et la désignation du Bureau provisoire composé de quatre membres : Michel Mbilia (Louis XIV), président, Patricia Nseya (Fédération de Likasi) vice-présidente, Rodoride Victor Nyangi (section Unikin) rapporteur et Réné Ngongo (Fédération de  Bukavu) rapporteur adjoint. Normalement la journée d’hier dimanche devait connaître l’élection du Bureau définitif du Congrès.                       SAKAZ

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