UDPS : enfin le 1er Congrès !

Le Premier Congrès de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social) s’ouvre ce vendredi 10 décembre 2010 à partir de 14 heures au Centre Féminin Marie Antoinette Mobutu, sur la 13me Rue, dans la commune de Limete. C’est Etienne Tshisekedi en personne, président national du parti, revenu de Belgique le mercredi 8 décembre 2010,  et accueilli dans une ambiance de carnaval, après trois ans d’absence du pays, qui procédera à son ouverture solennelle. 

            Selon le programme arrêté par le Comité préparatoire de ces assises, dont la coordination était confiée à Rémy Massamba, la journée d’ouverture sera marquée par le discours d’orientation générale que va prononcer le chef du parti devant des cadres et combattants mais aussi des invités de marque. L’on s’attend à ce que l’orateur fasse le cadrage, à grands traits, des questions devant faire l’objet des réflexions et échanges entre participants.

 La confirmation, par Tshisekedi lui-même, cette fois en « live », comme il l’a fait mercredi soir à la permanence, de ses ambitions politiques pour la présidence de la République Démocratique du Congo est fort attendue.

            L’accréditation des participants pourrait intervenir aujourd’hui même, de manière que demain samedi, le train du 1er Congrès puisse quitter la gare à grande vitesse.

Les observateurs pensent que les « Congressistes » auraient intérêt à échanger fraternellement mais sans tabou sur les matières relatives à la révision des statuts, à la claire définition des options fondamentales, à la restructuration des organes dirigeants, à la fixation du profil et des critères de choix de futurs animateurs de ses organes centraux, nationaux, régionaux et locaux, à l’endossement de la candidature d’Etienne Tshisekedi en sa qualité de candidat officiel du parti à la magistrature suprême du pays, aux stratégies à mettre en place pour sa campagne électorale, à la participation des cadres et militants aux opérations préélectorales et électorales, à la gestion des ambitions politiques des membres par rapport aux élections législatives (nationales et provinciales), sénatoriales, urbaines, municipales et locales, etc.

La refondation de l’UDPS va dépendre de la capacité de tous à se parler en face, les yeux dans les yeux, à établir un diagnostic non complaisant des crises internes qui ont failli porter, il y a quelques mois, un coup fatal à la fille aînée de l’opposition congolaise. Il s’agira ainsi d’imaginer la thérapeutique indispensable à la consolidation de l’unité retrouvée autour de la personne d’Etienne Tshisekedi.

Les travaux proprement dits, qui vont se dérouler du 10 au 14 décembre courant, démarrent le samedi 11 décembre. 

La querelle de légitimité entre proches de Tshisekedi est clos 

            Le mercredi 8 décembre a été non seulement la journée du retour triomphal d’Etienne Tshisekedi mais aussi du verdict de la « base » au sujet de la querelle de légitimité entre proches de Tshisekedi. Les combattants ont clairement choisi leur « camp » et disqualifié tous ceux qui passent, à leurs yeux, pour des traitres. Ceux-ci n’ont pu ni participer à la « fête » au salon d’honneur de l’aéroport international de Ndjili, ni au carnaval ayant duré six heures sur le boulevard Lumumba, ni à l’apothéose vécue à la permanence du parti, sur la 10me Rue Limete.

Tous ceux qui étaient inscrits sur la ligne noire des combattants se sont auto-disqualifiés du cérémonial d’accueil de celui dont il soutenait pourtant détenir leur légitimité.

            On rappelle que les premières semaines de l’année 2010 ont été marquées par un terrible flottement au sein de l’UDPS, dû à la querelle de légitimité entre proches collaborateurs d’Etienne Tshisekedi. La pomme de discorde était dans la difficulté d’interprétation des missions dévolues au Comité préparatoire du 1er Congrès. Pour les uns, Etienne Tshisekedi aurait donné les pleins pouvoirs à certains de ses collaborateurs pour l’organisation, en fin d’année 2009 de ce forum, marqué par la révision des statuts, la mise en place de nouvelles structures dirigeantes et de leurs animateurs. Pour d’autres, le tout premier Comité préparatoire  du 1er Congrès devait se limiter aux préparatifs. Le fait d’avoir outrepassé ses prérogatives constituait une faute, pire une trahison de la pensée du Lider Maximo.

            Il a fallu attendre que Tshisekedi se remette de ses ennuis de santé, à partir du mois de mars, pour obtenir la clarification au sujet du Premier Congrès, qui dans l’entendement du précipité, était encore en chantier. Tout le monde a compris : le prétendu Congrès de 2009 était une réunion informelle non agréée par le chef du parti.   Kimp

 

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