Tsunami a la Concession de la Funa : les constructions anarchiques rasées par les bulldozers

arton42102-d2632Après plusieurs sommations non suivies d’effet de la part des occupants illégaux du domaine de l’Archidiocèse de Kinshasa, à savoir la concession de la Funa, dans la commune de Limete, les bulldozers de l’Hôtel de Ville sont entrés en action hier lundi 08 juillet 2013. Répondant aux ordres des autorités compétentes et efficacement encadrés par la police, ces engins ont rasé toutes les concessions anarchiques répertoriées dans le périmètre situé entre la rivière Kalamu, les avenues Bokassa et Sendwe.

         Des maisons achevées et habitées comme celles encore en construction ont subi le même sort. C’étaient des pleurs et des grincements des dents chez les victimes de cette démolition. Certaines familles ont réussi à sauver de justesse quelques biens : mobiliers, vaisselle, appareils électroménagers, vêtements, etc. Les rares habitations ayant échappé à la rage des bulldozers sont celles situées du côté du Boulevard Lumumba, dans le voisinage des installations de la Snel et de la Fondation Marie Antoinette.

         La démolition des constructions anarchiques et le déguerpissement des occupants illégaux de la concession de la Funa, une propriété de l’Eglise Catholique de Kinshasa, constituent le dénouement d’un long feuilleton judiciaire entre cette confession religieuse et les derniers cités. Forts des titres de propriété leur délivrés par des fonctionnaires véreux de la Circonscription Foncière de la Funa et de plusieurs décisions judiciaires, les auteurs des constructions anarchiques faisaient croire à l’opinion qu’ils s’étaient établis sur un site régulièrement loti par les autorités compétentes.

         Plusieurs fois pointé du doigt comme l’une des personnalités ayant cautionné l’anarchie, l’actuel ministre des Affaires Foncières avait opposé un cinglant démenti à toutes les allégations lui imputées. Son éclairage avait eu le mérite de fragiliser tous les parapluies protecteurs derrière lesquels tentaient de s’abriter les spoliateurs du patrimoine de l’Eglise Catholique de Kinshasa. Propriétaire de la concession de la Funa depuis l’époque coloniale, l’Archidiocèse de Kinshasa a fini par rentrer dans ses droits.

         Ce qu’il faut à présent exiger, ce sont des sanctions exemplaires contre tous les fonctionnaires ainsi que les autorités civiles et militaires impliqués dans la tentative de spoliation de ce site. Les uns et les autres ayant laissé des traces faciles à retrouver dans les dossiers de leurs victimes, leur identification ne devrait pas poser problème.

Kimp

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