Tshisekedi aujourd’hui à Lubumbashi

Tout Lubumbashi se trouve dans la fièvre de l’arrivée, ce vendredi 29 juillet 2011, d’Etienne Tshisekedi, président national de l’UDPS (Union pour la Démocratie et le Progrès Social). Selon les informations parvenues au Phare, l’appareil de Kenya Airways à bord duquel voyage le plus vieil opposant congolais devrait se poser sur la piste de l’aéroport international de la Loano à 12 h 30 (heure de Lubumbashi), après un transit à Nairobi, où l’illustre passager a passé la nuit, en provenance de Johannesburg.

Fortement mobilisés, des milliers de combattants de son parti, auxquels vont se mêler des milliers d’autres appartenant aux partis de l’opposition ainsi que des curieux, comptent lui réserver un accueil digne de sa notoriété et de son rang. Un carnaval motorisé, autorisé finalement par le Maire de la ville de Lubumbashi, qui avait au départ fait obstruction à pareille initiative, est planifié par le comité d’accueil de l’UDPS/Katanga, renforcé depuis hier par plusieurs dignitaires de ce parti venus de Kinshasa.

L’arrivée de Tshisekedi à Lubumbashi constitue un grand événement, en raison du fait que sa dernière visite dans cette ville remonte aux années ’90, avant l’épuration kasaïenne déclenchée à l’époque par l’UFERI (Union des Fédéralistes et Républicains Indépendants) du duo Nguz-Kyungu. L’on s’attend à de chaudes retrouvailles entre le leader de l’UDPS et ses compatriotes du Katanga.

Le second motif de l’engouement des masses pour le Mandela congolais n’est autre que sa candidature à la présidence de la République, sur fond du discours de changement de gouvernance. Des millions de compatriotes déçus par les promesses non tenues par les élus de 2006 présentement aux commandes de l’Etat et des institutions de la République n’entendent pas se faire flouer une nouvelle fois.

 

Jusque-là, rien ne semble s’opposer à la démonstration de force du Sphinx de Limete, de ses partisans et sympathisants. Dans une récente déclaration faite au retour des vacances à l’étranger qu’il a dû écourter pour venir tordre le coup aux spéculations qui le donnaient partant pour l’exil, le gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi, a laissé entendre qu’il considérait Tshisekedi comme un aîné et un fils du pays qui avait le droit de venir au Katanga communier avec « sa base » et lui transmettre son message politique.
On rappelle d’ailleurs que le président national de l’UDPS a retenu comme première activité dans son agenda lushois une visite de courtoisie au gouverneur Moïse Katumbi le jour même de son arrivée, suivie d’une autre au président de l’Assemblée provinciale Kyungu wa Kumwanza. Cette série de civilités devrait avoir pour point de chute l’Archevêché de Lubumbashi.

Dès qu’il se sera libéré de ces obligations officielles, Etienne Tshisekedi prévoit de mettre sa base de Lubumbashi en condition en prévision des échéances électorales futures. Une mini-tournée provinciale est aussi inscrite à son calendrier de travail, spécialement à Kolwezi, Likasi et Kipushi. Son thème principal de campagne s’articule autour de « l’Etat de droit ».
Il convient de noter que le numéro un de l’UDPS rentre au pays après un séjour de deux mois à l’étranger l’ayant conduit en France, en Belgique, en Allemagne, au Canada, aux Etats-Unis d’Amérique et en Afrique du Sud. Le Secrétaire Général de l’ONU, Ban ki-Moon, et le président sud-africain, Jacob Zuma, font partie de la longue liste d’hommes politiques et d’Etat avec lesquels il a eu à conférer.
Son retour à Kinshasa est annoncé pour la fin de la semaine prochaine. Ici, la priorité des priorités sera le dépôt officiel de sa candidature à la présidence de la République.

Kimp

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