Trois journalistes séquestrés au siège du parti de Diomi Ndongala

 Guy-Eugène Diomi Ndongala n’est pas au bout de son calvaire ! Serait-il devenu un pestiféré ou infréquentable ? Au moment où le monde entier cherche à le localiser, voilà que le siège de son parti, la Démocratie Chrétienne, était occupé hier par quatre agents de la Police Nationale. Sans mandat ni tout autre document de l’Auditorat Militaire de la garnison de Kinshasa, ces éléments de la Police Nationale ont cassé les cadenas de toutes les portes de l’immeuble. On ne sait pas ce qu’ils ont pris dans ce bureau ou ce qu’ils y ont déposé.

 Cependant, ce qui a choqué les passants, c’est que 9 personnes dont trois journalistes qui se trouvaient à l’intérieur ont été empêchées de sortir sur l’ordre d’un officier supérieur de la Police Nationale, a-t-on appris des sources crédibles. Ces 9 personnes étaient ainsi séquestrées sans aucun motif valable. Il s’agit là d’une violation délibérée du droit d’information et de la liberté de la presse inscrit en lettre d’or dans la Constitution en vigueur et tous les instruments juridiques internationaux auxquels la RDC a souscrit.
 De même, la séquestration d’une personne constitue une autre violation de la liberté d’aller et venir reconnue par les mêmes textes juridiques internationaux. Vu sous cet angle, Diomi Ndongala serait considéré comme un pestiféré et toute personne qui aurait le malheur d’approcher son domicile court le risque d’être mis aux arrêts. 
 Jusqu’à ce jour, ni la Police ni la Justice n’ont encore établi le crime ou le délit que cet acteur politique et ancien ministre aurait commis pour que l’opinion l’évite ou le livre aux autorités. En outre, l’infraction étant individuelle, l’on ne comprend pas l’acharnement exercé contre des tierces personnes qui se sont retrouvées par hasard au siège du parti politique de Diomi Ndongala ou pour y exercer leur métier de journaliste.

 Dieu merci, c’est dans la soirée d’hier que suite à un ordre venu d’on ne sait où, les trois confrères ont été remis en liberté. Non sans avoir subi des traumatismes suite à cette séquestration pendant toute la journée sans motif valable.


Castro  

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