Tripaix/Ndjili : un oncle traduit ses neveux en justice pour stellionat

Honoré Mazo  vient de traduire en justice ses neveux Magloire Ongulu, Lucie Momboyi et Moseka Elongo pour stellionat et faux et usage de faux.   Mazo   accuse les cités  d’avoir vendu à son insu   sa parcelle , sise Nzazi, numéro 54, quartier Télévision, Masina. Cette affaire est enrôlée  au Tribunal de Paix de Ndjili sous RP 12088. 
La partie citée était absente à l’audience du mercredi  20 juin 2012. Par ailleurs, Jacques Matadi,  l’avocat de la partie citante n’avait pas déposé au préalable les pièces attestant que son client  est le véritable propriétaire de l’immeuble de l’avenue Nzazi. Un débat s’est engagé entre le juge commis au traitement de ce dossier et le conseil de Mazo.
Le juge conditionnait  l’instruction de cette affaire au dépôt des pièces. Et comme, le conseil de Mazo a promis de déposer ses notes de plaidoirie et les pièces en question dans le délai, il  lui a été autorisé  d’expliquer  les faits et  de plaider. On retiendra de son récit   que le citant est fils de Malanda qui a légué à son fils, il y a plusieurs années, l’immeuble de la rue  Nzazi.
Se faisant passer pour des héritiers présomptifs, les cités se sont faits fabriquer de faux titres parcellaires   pour vendre cet immeuble à Françoise Banza. Ongulu et consorts prétendent être de la succession Malondo.  Or, la génitrice de Mazo s’appelle Malanda, a précisé Matadi.
 
 Une assignation de déguerpissement a  même été donnée à Honoré Mazo en date du 30 avril 2012.
Ne voulant pas se faire justice, il a saisi le tribunal. Il a conclu sa plaidoirie, somme toute brève, en sollicitant du tribunal le paiement des dommages et intérêts de 50000 dollars américains par la partie adverse , la  destruction des pièces détenues par la partie défenderesse. Mais aussi la condamnation à une forte peine des trois prévenus. Car, à l’en croire, si son client n’était pas avisé, il allait passer ses nuits à la belle étoile.
En définitive, le tribunal a pris l’affaire en délibéré et va se prononcer dans le délai.
 
Nadège Bebela, Carine Konge (Stagiaires de l’Ifasic) et Jean- Pierre Nkutu

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