Tripaix/Ndjili : un diamant inconnu d’elle réclamé à une veuve

justice6Tembe Teddy et son associé, aujourd’hui décédé,   s’étaient procurés dans les années ‘90  un  diamant d’une valeur de 80.000 dollars et avaient également une pharmacie.  A la mort de son associé, Tembe a réclamé à la veuve sa part sur ce diamant.  Le non remboursement de sa quote part  a débouché sur une action judiciaire.  Condamnée  au  Tribunal de Grande Instance de Ndjili, Kahumba a toujours allégué n’avoir jamais pris connaissance de l’acte de signification des jugements et poursuit Tembe  au Tripaix de Ndjili pour usage de faux.  Cette affaire a été plaidée hier mercredi 16 avril 2014 et est enrôlée au Tripaix  sous RP 13389.

Dans sa plaidoirie, le conseil de la plaignante a affirmé  que  l’huissier Basile Botulu, aujourd’hui décédé, est  allé signifier le prononcé du jugement   à leur  cliente en février 1996. Cette dernière, condamnée par défaut,  s’est  abstenue de signer ce document. Kahumba a fait plus tard opposition à l’exécution de ce jugement. Au Parquet, Botulu a reconnu n’avoir jamais mis les pieds chez Kahumba. A son retour d’Angola en 2001, le prévenu s’est entêté d’utiliser ce faux acte pour empêcher sa cliente d’user de son droit de recours.

Tembe est coupable d’usage de faux , une prévention  expliquée dans l’article 126 du Code pénal, livre 2, a précisé le conseil de la plaignante qui a sollicité du tribunal des dommages intérêts de l’ordre de 120.000 dollars et une lourde peine à l’endroit du prévenu.

Des larmes

         L’avocat  du prévenu a affirmé que le colis de diamant avait été remis à la veuve qui ne s’est pas expliquée sur la gestion de la pharmacie.

         Il est revenu sur l’action judiciaire initiée par la veuve et les échecs essuyés par elle même allée en appel.  Ne voulant pas exécuter le jugement, l’autre partie s’est empressée de poursuivre son client, au Tripaix de Ndjili. Il a affirmé que  son   client impatient  de recouvrer ses 40000 dollars  a fondu en larmes lors de la précédente audience. Il a relevé les contradictions de la plaignante qui en 1996 a affirmé avoir un adolescent majeur et deux ans plus tard le contraire. Ce garçon est censé avoir pris l’acte de signification du jugement.

         L’acte de signification du jugement n’est pas devenu un acte faux, a-t-il noté. L’élément matériel fait défaut et l’infraction d’usage de faux est inexistante. Il a formulé une demande reconventionnelle et sollicité 120.000 dollars des dommages intérêts.

         Dans  son réquisitoire, l’organe de la loi  s’est prononcé pour la confirmation de l’infraction d’usage de faux, la condamnation du prévenu à 5 ans de SPP et à 100.000 francs d’amende.

Le tribunal a promis de se prononcer dans le délai.

Laura Ndjabaringa, Nelson Tshibola ( stagiaires de l’Ifasic) et Jean- Pierre Nkutu

Leave a Reply