Tripaix/Ndjili : un Congolais résidant en Belgique assigné en justice pour menaces de mort sur son locataire

Zemanta Related Posts ThumbnailWilly Tshimanga, travaillant dans l’informel et domicilié à quelques mètres du  boulevard Lumumba, a assigné en justice,  son bailleur Mbolokele Maya. Cette affaire  est enrôlée au Tribunal de Paix de Ndjili sous le numéro RP 12103.  Dénonciation calomnieuse et menaces de mort sont les préventions retenues à charge du bailleur  qui réside souvent en Belgique.

Les deux protagonistes étaient présents à la barre hier mercredi 25 septembre 2013.

D’entrée de jeu, le conseil de Maya,  avec à sa tête Me Mbendi, a soulevé des préalables liés à l’obscurité du libellé et à la précocité de l’action initiée par la partie citante. Pour Me Mbendi, leurs contradicteurs n’ont pas donné des précisions en ce qui concerne la commission des infractions retenues à charge de leur client. L’exploit est également inintelligible, a-t-il noté.

Leurs contradicteurs  ont rétorqué avoir donné toutes les précisions dans l’exploit.

Le ministère public a dit recevable et fondée l’action initiée par la partie citante. De son côté, le tribunal a décidé de joindre ces exceptions au fond et ordonné l’ouverture de l’instruction.

 Une histoire drôle

Appelé à exposer les faits, Tshimanga a déclaré  avoir été surpris en date du 19 juin  2013 de voir  son bailleur lui demander d’aller louer ailleurs.  Ceci au motif  qu’il allait construire d’autres maisons en étage, précisant  qu’il n’accorde pas  des préavis à ses locataires. Il s’est arrangé ensuite pour  remettre 450 dollars américains sur les 520 reçus comme garantie locative   à son  épouse qui a refusé de toucher cet argent.

Comme il tenait à le faire partir sans ménagement,  Tshimanga  est  allé au service de l’Habitat.

Le  bailleur a refusé de répondre aux invitations de l’OPJ du service d’Habitat. Finalement, cet argent a été consigné au bureau communal de Masina puis au Parquet.

Entretemps, son bailleur l’a privé de l’usage des installations sanitaires.

Une autrefois, a-t-il indiqué, il est entré dans sa maison et l’a menacé.

De son côté, le bailleur a dit avoir été surpris un jour d’entendre son locataire lui signifier son intention d’aller louer ailleurs. Comme on était quasiment vers la fin du mois de juin,  il a  fait le calcul de ce qu’il lui  doit (loyer, facture d’électricité, d’eau) et lui ai remis 450 dollars américains.  Mais la femme a nié avoir reçu l’argent. Et d’affirmer qu’il a  commis l’erreur de n’avoir pas établi une décharge. Les  8 co-locataires étaient même prêts à confondre Willy. Le cité a précisé avoir porté plainte contre son locataire et l’OPJ du service d’Habitat. Il a fait savoir aussi qu’en raison des travaux effectués par les Chinois pour l’amélioration de la desserte en eau potable, lui et les locataires se sont  rabattus pendant un certain temps  sur des voisins pour se ravitailler.

Tshimanga n’a pas voulu  payer la facture d’eau, a-t-il déclaré.  Il a nié avoir privé l’accès des installations sanitaires à son locataire  ou encore  proféré des menaces à son endroit.

La plaidoirie a été fixée au 9 octobre 2013.

Jean- Pierre Nkutu

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