Tripaix/Ndjili : un avocat et une dame en procès pour un lopin de terre

justice6Me Matsita est en procès contre Mulandu au Tribunal de paix de Ndjili pour un lopin de terre  situé sur avenue Kitona, quartier Ngyessi, à  Kimbanseke. Occupation illégale, destruction méchante, faux et usage de faux sont les préventions retenues à charge de la dame dans ce dossier enrôlé sous RP 13263. Les témoins Mukoko et Nsuala ont été entendus hier lundi 20 octobre 2014.

         Les avocats de Matsita ont d’entrée de jeu demandé à leurs contradicteurs de préciser à la cour s’ils ont reçu au préalable le quitus du bâtonnier dans la mesure où ils plaident contre un confrère. Ces derniers ont déclaré n’avoir pas fait le premier pas et que l’un d’eux, une avocate a été entendue par le bâtonnier, parce que leur cliente a porté aussi plainte contre Matsita.

            Répondant aux questions des avocats et des juges, Mukoko cité comme témoin, a déclaré être le petit-fils du célèbre chef coutumier Ngandu. Et PanzuKinkalankala est le neveu de Ngandu. Intronisé dans les années 60 et décédé en 1990, Ngandu  avait l’habitude de poser ses empreintes dans les actes de vente établis par ses proches ou les acheteurs des terres. Promu chevalier de l’Ordre de Léopard dans les années 80, il avait commencé à apposer son sceau sur les actes de vente. Kinkalankala disposait d’un large pan de terre mis à sa disposition et le patriarche pouvait « grignoter » dans le « territoire » de son neveu. Le témoin a reconnu qu’il y avait une certaine anarchie en ce qui concerne la vente des terres. Et qu’en ce moment, il n’y a plus de terre disponible du côté de Ngyessi.

            Nsuala, un autre témoin, a précisé avoir connu la prévenue depuis longtemps et même la personne auprès de qui elle a obtenu son lopin de terre. Il a affirmé vivre dans ce coin depuis 1986 et connaît  le citant depuis peu de temps. Les services concernés n’ont pas encore mis de l’ordre sur le problème d’identification des avenues et  il y a de la confusion sur ce point. Il s’est dit étonné de voir Matsita traîner Mulandu en justice. Présentement par exemple, il est au numéro 7, Matsita et la prévenue se disputent Kitona n°8. L’intéressé a même affirmé être chef de rue et Matsita ne lui a pas reconnu cette qualité. Il a banalisé les affirmations du citant sur ses arbres fruitiers qui auraient été déterrés.

Connaissez-vous un certain Loboko Pete ? Oui , c’est un commissionnaire, a répondu Nsuala.

Non, c’est au contraire ce monsieur qui en complicité avec Loboko Pete voulaient vendre mon lopin de terre, a rétorqué Matsita.

Le citant a précisé avoir acquis sa parcelle en 2003.

A la question d’un des juges sur la date exacte des préventions de faux et usage de faux, le citant a déclaré que le coupable connait lui- même le moment où il va agir. La prévenue s’est permise d’ériger un autre hangar dans sa concession en novembre 2013. En janvier 2014, les pièces de la dame sont aujourd’hui attaquées pour faux, entre autres le livret de logeur daté de 1987, l’attestation de cession et bien d’autres documents ont été présentés au Tribunal de grande instance de Ndjili.

La plaidoirie interviendra dans la huitaine.

Jean- Pierre Nkutu

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