Tripaix/Matete : une ex-caissière de Safricas accusée de faux et usage de faux

Zemanta Related Posts ThumbnailAncienne caissière au sein de la société Safricas, Rose Muzama est traduite devant le tribunal de paix de Matete pour faux en écriture et usage de faut. Représentée par ses avocats conseils dans la présente cause enrôlée sous RP 28062, le mardi 15 octobre 2013, la Safricas a dénoncé le fait que cette dame, engagée en qualité de caissière a été virée par l’entreprise. Il lui était reproché le fait de n’avoir pas pu justifier la perte d’une somme de 620 dollars américains. Mécontente de cette rupture de contrat, Rose Muzama a saisi le tribunal de grande instance de matete, siégeant en matière de travail pour résiliation abusive de contrat. Là, elle a présenté un faux  procès verbal émanant de l’Inspection du travail. Rose Muzama a prétendu avoir saisi l’Inspection du travail et pourtant, cela n’est pas le cas. Ce qui a conduit à l’inscription dans ce procès verbal des mentions ou déclarations n’émanant pas de la Safricas.

 L’altération de la vérité par Rose Muzama vise à nuire. Car, elle n’a jamais été devant l’inspecteur du travail avant de saisir le tribunal en matière de travail. Assistée de ses conseils, elle a soutenu que l’infraction mise à sa charge ne reflète pas la réalité. Engagée depuis avril 2007, elle a été appelée, le 5 mars 2012 à justifier une somme de 150 dollars américains sortie puis retournée le jour suivant dans la caisse. Soucieuse d’apporter la lumière, Rose Muzama a confirmé à sa hiérarchie que cette somme décaissée le 5 mars 2012,  n’est jamais retournée le jour suivant. Elle a avancé comme preuve du non retour de cette somme que le 6 mars 2012 était un dimanche, jour non ouvrable. En dépit de ces explications, elle a vu son contrat résilié. Selon elle, c’est un procès téméraire et vexatoire que lui intente la Safricas. Cette société, pour empêcher le dénouement de la situation, n’a jamais donné ses conclusions devant le Tribunal de grande instance. Pour l’organe de la loi, instruisant à charge et décharge, s’il y a quelqu’un qui mérite d’être poursuivi pour faux, c’est l’inspecteur du travail et non Rose Muzama. Car, la dame a effectivement saisi l’Inspection de travail et celle-ci a confirmé avoir auditionné toutes les parties. Pour l’organe de la loi, cette infraction de faux en écriture n’est pas établie. Ce qui fait tomber automatiquement l’usage faux et devait conduire à l’acquittement de Rose Muzama.

Yves Kadima

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