Tripaix/Matete : un veuf et beau-frère se disputent

 Le nommé Yombo et deux enfants adoptifs, Luketa Tshimbumba et Mukendi, attaquent au tribunal de paix de Matete sieur Kadima, sous RP 25.304, pour usurpation des biens laissés par leur épouse et mère, déjà décédée. Le vendredi 26 novembre 2010, les deux parties ont comparu, assistées de leurs avocats. Prenant le premier la parole, Me Ntumba, conseil du prévenu Kadima, a contesté à Yombo et ses enfants leur qualité de prétendant à la succession. Il a exigé à l’un de produire un acte authentique de mariage et aux autres leurs attestations de naissance, assorties d’un jugement relatif à leur statut d’enfants adoptifs. Car son client, Kadima, ne les reconnaît pas comme ayant droit aux biens laissés par sa défunte sœur.

 

 Il a rappelé au tribunal que l’affaire remonte à l’année 2003. Depuis sept ans, a-t-il révélé, les plaignants n’ont jamais présenté des documents prouvant leurs relations conjugales et filiales avec sa sœur. Celle-ci, de son vivant, a-t-il indiqué, avait vécu avec un homme dont elle s’était séparée, sans faire des enfants. Par conséquent, son client ne peut pas partager l’héritage avec des personnes sans qualité ni droit.
 Maîtres Makinda et Kumu, qui assistent les plaignants, ont répliqué en insistant sur le fait que Yombo s’était marié coutumièrement à la défunte sœur de Kadima. Un procès-verbal établi à cet effet par le Conseil familial donne tous les détails sur cette situation. Selon la partie civile, le Conseil de famille avait également reconnu Luketa Tshimbumba et Mukendi comme fils adoptifs de la défunte.
 Maîtres Makinda et Kumu ont également porté à la connaissance du tribunal l’absence et l’indifférence de Kadima face à la maladie de sa sœur. Et, avant sa mort, ont-ils ajouté, la défunte avait exclu son frère de la jouissance de ses biens. Vu ce qui précède, ils ont demandé au tribunal de prendre acte du procès-verbal du Conseil de famille, de considérer leurs clients comme membres à part entière de la succession et de les rétablir dans leurs droits usurpés par Kadima.
 Après avoir entendu les deux parties, le tribunal a renvoyé la poursuite de l’instruction de la cause au 2 décembre 2010.
    Anto Tshinguta

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