Tripaix/Gombe : une veuve et une diamantaire se disputent une parcelle

Mme Musau Mutombo, veuve de feu Musau, est allée en justice contre Mme Muleka Ntumba Egide, diamantaire de son état, dans un dossier relatif à une parcelle. Inscrite sous RP 21.294/20.721, elle a été au centre de l’audience présidée le mercredi 1er septembre 2010 par le juge Nzembo du Tribunal de paix de la Gombe, assisté du greffier Ngiengo. La veuve accuse la commerçante pour abus de confiance et escroquerie. 

            Selon elle, Mme Muleka aurait vendu une de ses parcelles à son mari, feu Musau, avec qui elle était en relations d’affaires, au prix de 40.000 dollars américains. L’acheteur lui aurait payé un acompte de 34.000 dollars américains. Mais aucun délai n’aurait été fixé pour le paiement du reliquat. Au moment de la transaction, soutient Mme Musau, elle-même et ses enfants se trouvaient à Tshikapa. C’est peu après l’arrivée de sa famille à Kinshasa, souligne-t-elle, que Papa Musau était tombé malade avant de mourir, il y a deux ans.

            Elle se dit étonnée d’apprendre que la parcelle laissée par son mari où elle habite avec ses enfants appartiendrait encore à Mme Muleka, qui s’apprête pour le moment à la vendre. Selon elle, s’il y a une option quelconque de vente, l’intéressée devrait commencer par leur remettre l’acompte libéré par son défunt mari, à savoir 34.000 dollars.

            Appelé à son tour à la barre, Mme Muleka s’est dit indignée d’être traitée d’usurpatrice d’une parcelle d’autrui. Selon sa version des faits, elle aurait fait la connaissance de Musau dans une église, grâce aux bons offices d’un pasteur. Compte tenu du rapport favorable lui fait au sujet de l’homme, elle aurait accepté de le prendre à son service et de le placer dans un de ses comptoirs de diamant. Un peu plus tard, Musau se serait lancé lui aussi dans les affaires.

            Il y a deux ans, le cours du diamant ayant terriblement chuté, Mme Muleka a reconnu avoir emprunté une somme de 7.600 dollars auprès de Musau, avec promesse de rembourser. A l’en croire, c’est peu après que celui-ci serait tombé malade. Entre-temps, sa famille l’aurait suivi à Kinshasa. Et, pour des raisons humanitaires, elle aurait accepté de la loger dans sa parcelle, jusqu’au décès du précité.

            Mme Muleka persiste et signe que la parcelle querellée lui appartient sans partage et qu’elle a le droit de la vendre quand elle veut et à qui elle veut. Après avoir écouté les deux parties, le tribunal a décidé de fixer la prochaine audience au mercredi 8 septembre 2010.

Bienvenu Iswala (stg/Ifasic) et Muriel Kadima

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