Tripaix/Gombe : guerre entre des héritiers et leur marâtre

La succession Okenge Osomba a affronté hier jeudi 30 décembre 2010, au Tribunal de paix de la Gombe sa marâtre nommée Atanyoyi Osoko Rose et consorts, pour des infractions de faux en écriture et usage de faux. L’affaire est inscrite sous RP 20.984/20.015.

Les avocats de la partie citante ont indiqué que le défunt Okenge, de son vivant, avait eu 13 enfants de plusieurs femmes. Et les deux derniers fils qu’il a eus avec la prévenue n’étaient que des mineurs par rapport aux enfants de premiers lits. On rappelle qu’en 1959 le feu père acheta une parcelle où il avait placé toute sa famille sur l’avenue Itaga, n°135, dans la commune de Kinshasa, sans compter d’autres.

    En ce qui concerne l’âge du défunt, il était né en 1918 tandis que la plus jeune de ses femmes était née en 1968. Profitant de cet écart, étant donné que le vieux père n’avait plus de force, la prévenue s’était permise de vendre une parcelle de l’un des fils de son mari qui vit en Europe, à un montant estimé à 160.000 dollars, après avoir imité sa signature. Après la mort dudit père, elle se fit, pour une seconde fois, fabriquer de faux actes de cession pour déguerpir tous les enfants occupant la parcelle afin de la vendre au profit de ses deux fils, en apposant des empreintes digitales à la place de la signature du défunt.

    Pour clôturer, les conseils des citants ont soutenu que les actes que présente la citée sont conçus par elle-même. Ces actes contiennent rien que les empreintes digitales du défunt. Ils ont formulésune demande au Tribunal : rétablir la vérité dans cette affaire et décourager le mal commis par la citée.

    Par contre la citée par le biais de ses conseils a relevé que, c’est son feu mari lui-même qui avait décidé de protéger ses deux derniers enfants mineurs contre leurs aînés qui étaient déjà majeurs et savaient comment se débrouiller. C’est ainsi qu’il procéda à l’enregistrement de leurs noms auprès du notaire. Elle n’avait pas vendu la parcelle avec une mauvaise intention, mais simplement parce qu’elle appartient à ses deux fils. Ses avocats ont invité le Tribunal à acquitter leur cliente et ses deux fils et à déclarer le faux non établi en fait et en droit et à condamner les citants aux dommages et intérêts pour procès téméraires et vexatoires à une modique somme symbolique de 1000 francs congolais.

    Le Tribunal a pris la cause en délibéré pour son jugement à intervenir dans le délai légal.

Muriel Kadima   

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