Tripaix/Gombe : co-propriétaire ou copine ?

Alphonsine Muteba, résidant à Kinshasa, et Irène Mavinga, une Congolaise ayant élu domicile en Europe, s’affrontent à distance au Tribunal de paix de la Gombe, sous RP 21.446. La première citée se plaint d’avoir été victime de la part de la première d’un acte de faux et usage de faux.

 A l’audience du jeudi 04 novembre 2010, l’avocat de la plaignante, Me Kabamba, a soutenu que se cliente, Alphonsine Muteba, avait acheté un immeuble situé au n°13 de la rue Nzundu, au quartier 2, dans la commune de Ndjili, auprès de Jean-Baptiste Kangolo, sujet congolais établi pour le moment à Londres, en Angleterre. Elle a été surprise de voir, quelque temps après, la nommée Irène Mavinga contester la convention de vente, en sa qualité de femme légitime de Jean-Baptiste Kangolo.
 Brandissant son statut de co-propriétaire, elle avait accusé Alphonsine Muteba au Tribunal de paix de Ndjili où elle avait sollicité et obtenu l’annulation de l’acte de vente de l’immeuble précité.  Mécontente de la décision du premier juge, Me Kabamba a saisi le Tribunal de paix de Gombe pour faire condamner Irène Mavinga pour faux et usage de faux titres de co-propriété. Selon cet avocat, la citée ne serait pas  l’épouse légitime de Jean-Baptiste Kangolo, dont l’acte de mariage, avec une autre femme, renseigne que celui-ci avait eu lieu le 10 mars 2001 et non pas le 5 mars 2001, comme soutenu par Irène Mavinga. A l’en croire, celle-ci n’était que la copine du vendeur, à l’époque de la transaction conclue avec sa cliente. Me Kabamba a demandé que soient détruits non seulement le faux acte de mariage brandit par la prévenue mais aussi les titres de co-propriété en sa possession.
 Appelé à la barre, Me Lokopa, qui défend les intérêts d’Irène Mavinga, absente du pays pour le moment, a sollicité et obtenu l’abstinence, ce qui a poussé le tribunal à requérir le défaut contre sa cliente. L’affaire est prise en délibéré.

Murka.

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