TGI/Ndjili : un avocat plaide contre son ancien client

Le conflit foncier enregistré au Tribunal de Grande Instance « TGI » de Ndjili  sous RC  19910 et qui oppose  Joseph Kundundu à Léon Kalolo   est également enrôlé au Tribunal de Paix de Ndjili sous RP 12074. 
Kundundu et Kalolo se disputent la parcelle sise Bilo, numéro 7, à Bibwa. Estimant être le véritable propriétaire , Kundundu sollicite du juge  Muteba le déguerpissement de la partie citée de sa parcelle.
L’audience de lundi 2 juillet 2012 était consacrée à la plaidoirie. La partie défenderesse a sollicité la surséance dudit dossier au niveau du TGI. L’autre partie s’y est opposée. Le juge a donné la parole aux avocats de deux parties.
Pour  le conseil du citant, leur client s’était rendu au Bas- Congo au début des années 2000 pour aller enterrer un être cher. Son voisin en avait profité pour occuper sa parcelle de l’avenue Bilo. Médusé, il avait saisi  la justice pour rentrer dans ses droits.
Et puis, ils n’ont  jamais pris connaissance des titres parcellaires de leurs contradicteurs. Il y a eu seulement échange des conclusions. Au niveau du Tripaix de Ndjili, l’autre partie a brillé par ses absences. Elle n’a pas des pièces à présenter au juge pénal.
Le vendeur de la parcelle, un certain Joachim Kavungu, a reconnu avoir déjà vendu sa parcelle à Kundundu.
 
 Qui a en sa possession une attestation de confirmation  parcellaire et un acte de reconnaissance de sa parcelle. Curieusement, le cité fait la sourde oreille. Kundundu a dit que le vendeur Kavungu a été mandaté par Mfumu ndlr le chef du coin pour vendre des lopins de terre. 
«  On partageait les repas avec Kalolo. Il  s’est approprié ma parcelle pendant mon absence à Kinshasa. Quand nous nous sommes rendus auprès du Mfumu à Bibwa, Kavungu m’a donné raison, promettant  même  d’attribuer une autre parcelle à Kalolo. Un des avocats de l’autre partie était d’abord de mon côté. Il connaît bien ce dossier. Peut-il dire qu’il n’a rien reçu de moi ? Aujourd’hui, il s’est retourné contre moi », a-t-il lâché, désabusé.
 
Dénégations
 
S’estimant calomnié, l’avocat en question a dit avoir entendu le récit du citant. Comme il est cordonnier, il  lui est arrivé de recourir à ses services. Je lui ai donné quelques conseils. Les choses se sont arrêtées là, a-t-il souligné. Il s’est tourné vers le juge pour lui demander  qu’il interpelle le citant pour les propos tenus.
«Les documents détenus par l’autre partie ne sont pas clairs. On attaque ces titres au niveau du Tripaix de Ndjili. Comme on est des légalistes, on a saisi le juge pénal, qui va approfondir ce dossier.  Il se pose aussi un problème des preuves. C’est par témérité et légèreté que notre client a été attrait en justice. Au moment opportun, on apportera nos pièces. Et puis, un des avocats de l’autre partie avait eu  un cas de deuil. Cela a occasionné nos absences au Tripaix de Ndjili.
Nous  sollicitons la surséance de ce dossier. On doit  attendre l’issue du procès au niveau du Tripaix de Ndjili, ont-ils indiqué.
Le ministère public a plaidé pour la surséance du dossier au TGI. Les pièces censées aider le juge à trancher, sont attaquées au niveau du Tripaix. En outre, le juge du TGI n’a pas encore été saisi par celui du pénal.  On doit aussi éviter la contrariété des décisions.
Le juge Muteba a promis de se prononcer dans le délai
                               
     Jean- Pierre Nkutu.

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