TGI/Matete : une bailleresse accusée d’avoir provoqué la fausse couche de sa locataire

 Dans l’affaire instruite  lundi 21 février 2011 sous RP 3297 dans la chambre II au TGI de Matete, Mme Gracia NGALULA est poursuivie par un couple de ses ex- locataires, Pasteur Make LORAHKWA et Mme Rachel MUGOLI, pour coups et blessures, injures publiques et meurtre d’un fœtus mort né par césarienne. Cette affaire se poursuivra par une descente sur terrain et l’audition des témoins, notamment, le médecin légiste, le docteur MUTSHUA, assisté d’un médecin pasteur stagiaire ainsi que le docteur Elie du Centre médical Bon Marché, où Mme Rachel était suivie depuis la genèse de sa grossesse.

 Il convient de rappeler que le Pasteur Make LURAHKWA et Mme Rachel MUGOLI, enceinte de 9 mois, louaient une maison située sur l’avenue Kingabwa n 12, Q/Mbandaka, C/Masina Sans-fils. La bailleresse Gracia NGALULA restait dans la même parcelle. Suite à des troubles de jouissance que Mme Gracia causait au couple locataire, ce dernier avait décidé de déménager dans pour son propre toi. Mais avant le départ, Mme Gracia s’était mise à harceler Mme Rachel avec sa grossesse à terme de 9 mois, l’obligeant à quitter sa maison, en absence de son mari. Elle avait battu la femme enceinte jusqu’à ce qu’elle avait commencé à saigner. Quand son mari Make l’amena à l’hôpital, elle accoucha par césarienne d’un mort né.
  A l’appel de la cause, la citée Gracia NGALULA a affirmé qu’il n’y avait pas eu bagarre. Selon sa version, elle ne l’avait pas. Il n’y avait que des injures entre elles à distance. Or, dans la citation directe, il y a des déclarations des témoins qui suivaient la scène à travers les claustras et qui leur demandaient de se calmer. La blouse de la femme enceinte était déchirée. Selon la partie citée, Mme Rachel portait déjà un enfant mort dans son ventre. Elle a seulement profité de cette querelle pour se dédouaner. Cette partie a demandé au tribunal de faire appel au médecin qui suivait Rachel depuis le début de grossesse, et tous les médecins qui l’ont prise en charge. Le ministère public était du même avis.

Anto Matempu T.

Leave a Reply