TGI/Matete : la bancarisation fait des victimes à l’Unikin

Zemanta Related Posts ThumbnailReprésentés par leurs conseils dans la cause inscrite sous le RC 26685 devant le tribunal de grande instance de Matete, Kabeya et consorts réclament à l’Université de Kinshasa la somme de 21105 dollars américains représentant les arriérés de leur prime ainsi que la somme de 50.000 dollars des dommages et intérêts. C’est ce qui ressort de l’audience publique qui s’est tenue le mardi 4 février 2014 devant la chambre deux.

D’après Kabeya, suite à la mauvaise gestion ainsi qu’aux les grèves à répétition qui ont caractérisé l’Université de Kinshasa, une structure chapeautée par le Recteur et qui regroupe des personnels académique, administratif ainsi que des étudiants avait été mise en place afin de mieux coordonner l’argent qui entre dans les caisses de l’université. Entre 2009 et 2010, Kabeya et son équipe avaient travaillé comme percepteurs au sein de cette structure.

 Le 15 octobre 2010, alors que leur mandat annuel touchait à sa fin, le recteur avait ordonné la réouverture des guichets afin de permettre aux étudiants retardataires de s’acquitter de leurs obligations académiques. C’est ainsi qu’ils avaient presté jusqu’en janvier 2010 sans pour autant toucher leurs primes comme cela est prévue. Et pourtant, au moment de la remise et reprise entre le professeur Mayola et Kitombole, en qualité de superviseur de la cellule, il avait été fait état des arriérés de trois mois. Déçus par le jeu de ping-pong entre le Recteur Labana et le professeur Kitombole en ce qui concerne les primes réclamées, ces agents ont trouvé bon de saisir la justice.

Pour l’Université de Kinshasa, représentée par son conseil, tous les agents qui ont travaillé avant la bancarisation des frais académique comme percepteurs ont été payés. Kabeya et sa suite doivent prouver leur qualité avant toute réclamation. L’on ne peut pas faire droit à leurs revendications sur base des simples déclarations. Cela étant cette institution université a estimé que l’action initiée contre elle par Kabeya et cinq autres agents mérite d’être rejetée. Argument aussitôt rejeté par Kabeya qui a, séance tenante, produit la preuve des perceptions des primes antérieures en tant que percepteur au sein de cette structure mise en place par l’université. Pièce qui par la suite a été contestée par l’université qui a dénoncé, bien avant la communication du dossier au ministère public, la non communication de celle-ci.

Yves Kadima 

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