TGI/Gombe : un liquidateur contesté par ses demi-frères

Joséphine, Yvette Guma et consorts, héritiers de feu Guma Honoré, décédé le 31 mars 2012, ont saisi la justice contre leur frère Guma Deredya Eusebe, liquidateur de son état, pour solliciter l’annulation du jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de Gombe sous le RC 18.044, lequel aurait confirmé le précité liquidateur de la succession.

Ils reprochent à ce dernier la mégestion et l’injustice. Pour ce motif, ils ont introduit une demande au tribunal, celle de procéder à la désignation d’un liquidateur neutre pour la transparence et la jouissance de toute la succession.

Cette cause inscrite sous le RC 108.206 est passé hier mercredi 24 juillet 2013, dans la chambre 3. Le jugement va intervenir dans le délai légal.

            En effet, feu Honoré Guma de son vivant avait eu deux femmes. Il avait laissé comme bien, un immeuble sis dans la commune de Bandalugwa. Après sa mort, il y a eu ouverture de la succession. A cette occasion, un conseil de famille s’était tenu à l’insu de certains héritiers. Entre autres les enfants du second lit. Et ceux qui étaient présents avaient en accord avec leurs oncles paternels désigné l’actuel défendeur, Guma Deredya Eusebe, liquidateur. Peu après, c’est le tribunal qui avait entériné ce choix.

            Selon les plaignants, l’intéressé se comporte comme l’unique héritier du feu Guma Honoré. Il ne partageait  pas le fruit du loyer dudit immeuble  équitablement. C’est pour cette raison que les demandeurs Yvette, Joséphine et consorts ont saisi le tribunal pour demander un changement de gérant.

            Ils ont ajouté que le tribunal de céans ne devait pas confirmer Guma Deredya Eusebe liquidateur, parce qu’il n’est pas compétent territorialement, car le précité habite la commune de Bandal, c’est le tribunal de grande instance de Kalamu qui devait s’occuper du dossier.

            En réplique, l’avocat de Guma Deredya a demandé l’irrecevabilité de la plainte par le tribunal, au motif qu’il y a obscurité du libellé. En ce qui concerne le premier moyen, il a soutenu que l’exploit ne renseigne pas clairement le grief reproché à son client.

            Par rapport au second moyen lié au principe selon lequel nul ne peut plaider par procureur, il a relevé que les plaignants, dans leur exploit introduit au tribunal, ont cité également des enfants mineurs alors qu’ils n’ont reçu aucune procuration pour les représenter. Cet avocat a rappelé que son client, Guma Deredya,  s’était fait invertir par le tribunal des céans  parce qu’il avait élu domicile au cabinet de ses avocats à la Gombe. Par conséquent, il n’y a pas d’incompétence du tribunal.                                                           Murka

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