TGI/Gombe : la succession Essolomwa attaquée par la cliente du défunt

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a succession Essolomwa fait l’objet d’une plainte en justice initiée par Rosalia Tatalia, l’acheteuse de la parcelle sise Drey-pon, au n°24, quartier Macampagne, derrière la station « Service », dans la commune de Ngaliema. Celle-ci lui avait été vendue par feu Essolomwa Nkoy Thy-René avant sa mort, sans le consentement de ses enfants. Il s’agit entre autres d’Essolomwa Lionel, Thy-René Alinganga, Constantin, etc. Ces derniers contestent ladite vente au motif qu’elle a été conclue en violation de la loi. C’est pour cette raison que la cliente précitée de leur défunt papa les a assignés au Tribunal de Grande Instance de Gombe pour obtenir la confirmation de ladite vente parce que selon elle, le marché avait été conclu dans le respect des normes.

         Cette cause inscrite sous le RC 108.542 est passée hier mercredi 10 juillet 2013, dans la chambre I. Au cours de l’instruction, les avocats de la partie intervenante volontaire, famille Bomboko, ont brandi l’acte d’appel provenant de la Cour d’appel de Gombe tendant à la surséance de la cause au tribunal de céans. Ils ont estimé que le TGI/Gombe a violé la loi en décidant de joindre au fond l’exception de l’irrégularité de la saisine qu’ils avaient soulevé. Selon les mêmes avocats, le tribunal devait renvoyer l’affaire parce qu’elle n’était pas en état de recevoir plaidoirie. Pour ce motif, l’appel a été interjeté pour que le juge du second degré puisse se prononcer sur ce point de la procédure.

         On rappelle que Thy-René Essolomwa était marié à Marie-Jeanne Bomboko sous le régime de la communauté des biens. Et au cours de leur union, ce couple avait acquis plusieurs biens, notamment des parcelles, dont une à Kintambo et une autre à la Gombe sur batetela. Par la suite, le courant ne passait plus entre les deux conjoints. La femme avait  sollicité et obtenu le divorce au Tripaix/Ngaliema en 2007. Et les biens étaient partagés entre les deux. La parcelle actuellement querellée n’était pas répertoriée sur la liste parce que c’était un bien appartenant à Marie-Jeanne Bomboko seule. Un cadeau qu’elle avait reçu de son père. Mais après la mort de  son ex-épouse, Essolomwa, propriétaire du journal « Elima », s’était fait établir un deuxième certificat d’enregistrement et y avait inséré les noms de sa deuxième femme ainsi que des enfants du second lit alors que ces enfants n’ont pas qualité pour participer au partage du fruit de ce bien immobilier. Et peu après il l’avait vendu, ont soutenu les avocats de la famille Bomboko au cours de l’audience avant de brandir l’acte d’appel déposé à la Cour d’Appel de Gombe.

Murka

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