TGI/Gombe : controverse autour de la mort d’une lycéenne

La mort d’une lycéenne par accident de circulation est au centre d’un procès entre ses parents et les civilement responsables. La plainte est articulée par Omer Makutu et consorts, parents de la victime, Jaël Mbilambangu, âgée de 9 ans et ancienne élève au lycée Bosangani, morte des suites d’un accident de circulation survenu le 1 octobre 2007, sur le chemin de son école.

Jean-Pierre et son fils Héritier Monzinga, conducteur du véhicule qui avait cogné la disparue sont poursuivis au Tribunal de Paix de Gombe pour les infractions de coups et blessures volontaires, homicide involontaire et non assistance à personne en danger.

L’audience publique d’hier mardi 30 juillet 2013, au Tribunal de Grande Instance de Gombe était consacrée à l’examen du recours introduit par Jean-Pierre et son fils Héritier Manzinga, demandant le changement de juridiction, au motif qu’il y a suspicion dans le chef du premier juge. Le tribunal a pris en délibéré cette requête et promis de communiquer sa décision avant dire droit dans le délai légal. Le juge des céans va se prononcer sur le bien-fondé ou non de l’appel.

Au cours de l’audience d’hier, l’avocat-conseil de Jean-Pierre et héritier Manzila a donné le motif pour lequel ses clients ont saisi le juge d’appel. Il a fait savoir que le juge du Tripaix/Gombe est accusé de suspicion légitime parce qu’au cours de l’instruction de cette affaire, le 12 juillet 2013, il avait arraché brutalement la parole à ses clients sans raison. Il accréditait plus la version de la partie adverse. Et le même juge du Tripaix avait déclaré établie en fait comme en droit, l’infraction de coups et blessures volontaire dans le chef des précités, alors que l’instruction était encore en cours. Il a ajouté que ce comportement prouve à suffisance un parti-pris dans le chef du premier juge.

En réplique, les avocats d’Omer Makutu et consorts ont soutenu que la présente action est initiée dans le but de tirer les choses en longueur parce qu’aucune pièce n’atteste le fait reproché au premier juge.

Ils ont précisé que pour obtenir le renvoi d’une juridiction à une autre, la partie concernée doit apporter la preuve de sa récusation. A défaut des preuves, la requête doit être déclarée non fondée et rejetée.

Rappel

En ce qui concerne le litige, le collectif des avocats d’Omer Makutu a rappelé que Jaël  Mbilambangu, l’enfant de leurs clients, alors qu’elle sortait de son école le 1 octobre 2007 pour la maison, avait été renversée par le chauffeur Héritier Manzinga, qui conduisait le véhicule de son père, Jean-Pierre, a vive allure, sans permis de conduire. Au moment où il voulait prendre la fuite, il avait été arrêté par une magistrate qui venait chercher sa fille à l’école, puis amené au Parquet.

Quelques jours après, le chauffeur avait obtenu la liberté provisoire parce que son père Jean-Pierre avait pris l’engagement de supporter tous les frais nécessité par l’état de la victime, promesse qui n’a jamais été respectée. Et la victime, pendant tout ce temps, était internée à la Clinique Ngaliema pour des soins, parce qu’elle avait été touchée au niveau de la rate. Peu après, le médecin traitant de l’enfant avait suggéré son transfert  en Afrique du Sud, parce que son état de santé était très préoccupant. Entre temps, Jean-Pierre et son fils héritiers Manzinga étaient accusés au Tripaix/Gombe. Il y a eu un jugement condamnant le chauffeur au paiement de 25000$. Et c’est suite à ce jugement qu’Héritier Manzinga et son père avaient fait opposition.

 

Murka et (les Sgts de l’UPN Kennedy Kangunga et

Florence 

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