Surgelés : impérieuse nécessité de contrôle

 A Kinshasa en particulier et en République Démocratique du Congo en général, les surgelés sont fort  consommés.  Manger sain n’est pas synonyme de consommer tous les vivres achetés dans les supermarchés, mais connaître les aliments et comprendre leur valeur nutritive et les conséquences de leur absorption prolongée sur la santé. La population kinoise avec son pouvoir d’achat très bas se rabat sur les chinchards communément appelés « mpiodi ou Thomson », les cuisses de poulets et autres produits congelés.
Importés d’Europe, ces aliments sont soumis au préalable à un contrôle rigoureux de l’O.C.C avant leur sortie de la douane. Lors de la 1ère édition de la Table Ronde sur les responsabilités sociales des entreprises, close mercredi 13 juin dernier, le directeur général adjoint de l’O.C.C a fait savoir que dans le circuit de distribution de ces aliments, la charge de contrôle n’incombe plus à son entreprise. Au stand des nutritionnistes – diététiciens de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (ex Maman Yemo), Yvette Ndaokiango a confié que l’Association nutritionniste du Congo avait recommandé la création et  la formation d’une police d’hygiène chargée d’assurer le contrôle des aliments dans le circuit commercial de distribution.
 
Rappelons que la surgélation consiste en la conservation des aliments sous des températures très basses, pendant un temps précis, avec comme normes de sécurité à respecter par les distributeurs et les consommateurs,  la date de fabrication et celle d’expiration pour la consommation. Cette méthode de conservation exige la fourniture régulière du courant électrique qui permette que la chaîne de froid soit continue. Lorsqu’il y a instabilité dans la fourniture de l’électricité,  cela entraîne l’altération, le dégèlement, la  péremption et la détérioration en enzymes des aliments.
 
  De ce fait, les microbes se développent plus vite dans les aliments, entraînant ainsi la fadeur(le manque de saveur),  la décoloration, etc.
A Kinshasa, la rumeur cite le formol parmi les agents conservateurs des aliments dans les chambres froides. A part son utilisation pour la conservation prolongée des cadavres, l’usage de ce produit chimique est toléré  à très faibles doses. A en croire la nutritionniste Yvette Ndaokiango, le problème se pose au niveau du dosage en rapport avec la spécificité de chaque aliment. Le dosage, a-t-elle fait remarquer, doit être respecté pendant le temps d’importation et de consommation. Faute de le faire, le constat est que beaucoup d’infections et des malaises se développent, tels que les maux de ventre et d’estomac avec comme autres conséquences, des diarrhées, des vomissements, des vertiges, d’hypo et d’hypertension, la perte de goût au niveau de la consommation et la décoloration au niveau de la préparation.
« Il est conseillé à la population de respecter le temps de cuisson, afin de prévenir tout malaise. Il y a un temps requis pour chaque aliment. Le pondu ne peut pas faire moins d’une heure pendant la cuisson et l’on commence à compter au début de l’ébullition, pas avant », a martelé la nutritionniste-diététicienne Ambroisine Engele.
 
Il est aussi conseillé de consommer des aliments contenant des glucides sécrétées par le manioc, les bananes plantains, des protéines dans les bêtes, les volailles, des vitamines dans les fruits  et des lipides dans les huiles, pour manger équilibré.
 
Tshieke Bukasa et Christelle Mokando Mamungo
Stagiaire/IFASIC

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