Spoliation des immeubles de l’Etat : Masegabio saisit Matata et tacle les syndicalistes de la Recherche Scientifique

MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE,

Un groupe rebelle des agents du Secrétariat général à la recherche scientifique vous a adressé un « Mémo » dénonçant ma volonté de spoliation d’un bien immobilier de l’Etat. Cette chanson destinée, comme d’habitude (et le moment n’est pas mal choisi), à intimider les personnes faibles d’esprit et les consciences étales, ne vous est pas inconnue. Sans tomber dans le piège d’une triviale polémique avec ces fonctionnaires – qui sont certainement d’honnêtes gens et je n’ai pas dit des gens honnêtes – je vous prie pour ma part de croire à l’assurance de ma haute considération, en prenant connaissance de ce qui suit.

1° Depuis février 2007, vous êtes abondamment informé sur ce conflit de mauvais aloi, dont le canular publié ce jeudi est la énième preuve. Si je suis spoliateur d’un bien qui appartient à l’un d’eux ou à leur famille ou à leur ministère, le lieu de la manifestation de la vérité n’est sûrement pas la rue, argument épidermique, ni les insultes publiques qui feront l’objet, le moment venu, des poursuites judiciaires, ni les calicots qu’ils déploient comme épouvantails chaque fois que s’exerce sur eux la pression du déguerpissement, mais L’AUTORITE DE LA LOI – (cependant ils sont, certainement, d’honnêtes gens, bien élevés, et je n’ai pas dit des gens honnêtes et mal élevés), Si la villa 47149 est une propriété de l’Etat, alors les signataires de cette « dénonciation » ne sont pas revêtus de l’autorité légale pour le faire, puisqu’il existe une autorité de tutelle ainsi qu’un ministère compétent pour fixer la liste des propriétés de l’Etat. Si cet immeuble, un autre argument, appartient réellement à l’Etat, alors la DGMD ou I’INSS – et non la Secrétaire générale et son intendant qu’on ne sanctionne pas – qui doivent percevoir les taxes et loyers des sous locataires (inconnus de moi) – qui y squattent kiosques, alimentation, salons de coiffure, bistrot, « nganda-ntaba », etc. La nuit tombée, cet endroit devient, à 50 m à peine de la résidence officielle du Président du Sénat, un véritable baisodrome.

2° Dans leurs accusations et comme on le lit toujours sur les calicots, il s’agit, non pas d’un conflit immobilier entre un bailleur (moi) et son locataire (le Secrétariat général), mais un conflit «politique », opposant un « ancien mobutiste », spoliateur, aux honnêtes fonctionnaires  « kabilistes », gardiens des institutions, de l’ordre et des biens publics – et, à coup sûr, ils sont de bons gardiens et de bien honnêtes gens ! ll me revient pourtant que le Président de la République, par les Concertations nationales (quelle coïncidence des agendas, celui du Chef de l’Etat et celui des agents et cadres de la Recherche scientifique !) cherche, au travers des assises en cours, à bâtir la cohésion et l’unité nationales, gages de la refondation de notre Nation. Si tel est l’agenda de ces politciens-fonctionnaires, alors je préfère ne pas les rejoindre dans leur tartufferie. En effet, diviser aujourd’hui les Congolais en «mobutistes » et en « kabilistes », en (giron-est> et en « giron-ouest », en « anciens » et en «nouveaux », qu’est-ce, sinon chercher, de façon sournoise, profonde, à couper le pays en deux, à le balkaniser ? Je crois pour ma part que la motivation réelle de leur refus d’obtempérer aux injonctions de la justice et de leur tutelle, n’est pas ma maison. En effet, il faut être bougrement « actionné », comme on dit, diaboliquement obstiné, intéressé, pour agir de la sorte : un « simple I fonctionnaire sait qu’à tout moment il peut changer d’affectation et de lieu de service. Pourquoi ceux-ci en font-ils une fétichisation ? Quand on sait que le  Gouvernement a réfectionné et mis à leur disposition un ex-bâtiment de l’lnstitut Géographique du Congo (avenue Kidicho, n»1, près de la CADECO), on croit à une thèse sous-jacente ou à une «main noire ».

3. Pour rester dans le dossier, ces « cadres et agents » (très peu scientifiques pour un ministère scientifique), NE SAVENT PAS LIRE les documents administratifs – (mais ils sont honnêtes gens et bien sensés et bien scientifiques). Exemples : pour eux, un jugement < inique > est celui qui est rendu « publiquement et contradictoirement, le ministère public entendu dans ses réquisitions »; les dates ne sont pas importantes : 1988, c’est 1994 ou encore 2004 (l’année de la mort de Mobutu ?); ils perdent un procès, ils n’interjettent aucun appel, ne déposent aucune requête en annulation de l’exécution du jugement, pour ensuite insulter les magistrats ; la Constitution, la loi des Lois, ce n’est pas leur affaire ; le président de la République (au nom de qui les jugements sont exécutés), instruit que nul ne peut en empêcher l’exécution, ils l’envoient au diable; un acte de vente, marqué d’un sceau public, n’est pas une vente opérée par un service public ; un arrêté de désaffectation (comme le N°84/003/CAB/F|N.BUDG & PORT du 17 mai 1984 pris par le ministre compétent désaffectant 41 maisons dont celle que j’ai obtenu, bien plus tard, l’autorisation d’achat), n’est pas une disposition gouvernementale légale (en réalité, ils en ignorent complètement l’existence et crient à sa carence) ; le Gouvernement désaffecte et remet dans le « circuit économique » (sic) certains biens immobiliers du «domaine privé » de I’Etat, eux ils LISENT, pince-sans rire, du « domaine public » ; une aliénation t à titre onéreux > devient pour eux « à titre gracieux » : or, ce n’est nullement une écriture oblique.

Lorsque les Juges, à deux reprises (RH 22.330 du 12108/1988 et RC. 88.320187 ‘274 du 19/0512010) rendent jugement relatif aux n°s 47 et 49, jugements jamais attaqués par personne, et que vos « agents et cadres » lisent « seul n°47, il y a là, Monsieur le Premier ministre, un vrai problème, soit de myopie, cliniquement parlant, soit de cécité intellectuelle. Or ces agents sont certainement honnêtes gens et très lettrés, scientifiquement parlant… lls bégaient une argutie «il a été complété à la main la mention 49.. ». Chiche ! Par qui? Pas par Masegabio, dont les documents brandis.  A TOUS LES NIVEAUX sont des archétypes et sans ratures. Autrement, il suffit de réfléchir un peu – et nos agents et cadres «scientifiques », certainement, réfléchissent beaucoup avant d’écrire – autrement donc, soit les juges, soit le ministère public, soit les avocats hypermotivés de la partie adverse au procès auraient fait remarquer cette grave anomalie. Or, jamais rien.

4. Ce que ces « cadres et agents » NE SAVENT (DE NOUVEAU) PAS – (mais ils sont très scientifiques et très sensés) – c’est que la CRITE, dont la composition et le fonctionnement étaient régis par un décret du premier ministre, ne s’est jamais réunie à propos d’aucun litige foncier ou immobilier. Ils brandissent sans doute des documents incompétents et « trafiqués » (c’est le cas) par des personnes de la même province et du même parti politique que l’actuel « chef de division » occupant par défi notre maison ; le même qui, à l’époque, avait appelé au secours son frère gouverneur de province, lequel appellera à son tour le Vice-ministre de l’intérieur de l’époque, dans le but de stopper d’autorité l’action légale de déguerpissement opérée par la Police de I’lPK|N du Général Oleko . – On voit comment, dans cette affaire, le trafic d’influence et le tribalisme ont fonctionné à plein régime ! Ne disposant plus de ces parapluies politiques au niveau de la Primature, et conscients de la faiblesse de leur argumentaire, nos ( cadres et agents ) paniquent ! Derrière le dos, ils m’accusent de fuir le débat (le monde à I’envers !) alors qu’ils n’ont jamais accepté la moindre confrontation. Voici l’occasion que je leur offre : de relever ce défi, dans un débat audio-visuel ouvert ! Mais ces cadres, rien moins que perturbateurs de l’ordre public, sont certainement très honnêtes et très courageux.

5. Enfin, comble de ridicule et de prévarication, ils m’accusent d’avoir partout des « complices » (sic) de ma tentative de spoliation. Si par « complice » ils entendent toute personne agissant ou ayant agi dans le cadre de la Loi protégeant la propriété privée, je ne laisserai pas ces individus dénigrer ou insulter des personnalités intellectuellement honnêtes qui s’avisent de savoir où est la vérité dans cette affaire et dans d’autres semblables, et prennent ensuite position.. La liste de ces personnes, de 1982 à ce jour, risque d’être longue, du professeur Ndolela, ancien ministre de I’Epsp, à Chelo, actuel ministre de l’Esurs (dont le seul crime scientifique est d’avoir pris langue avec moi) ; en passant par le Maréchal Mobutu qui a autorisé l’achat, deux Premiers ministres, une 12ne de ministres (Justice, ITPR, Droits humains), deux Conseillers spéciaux, les juges du TGl, la Cour d’Appel, la Cour Suprême de Justice, le Parquet général de République, la Cour d’ordre militaire, les hauts fonctionnaires des services publics,

prélats, civils, militaires, juridictions diverses, membres d’institutions respectables, etc, etc.. lls sont nombreux, très nombreux, mes soi-disant < complices >, qui témoignent de la vanité et de l’incurie de nos maîtres chanteurs. Et si, d’aventure, Monsieur le Premier ministre, vous prenez un jour la décision qu’impose L’AUTORITE DE LA LOl, vous serez également taxé de « complice de Masegabio »: telle est la logique des  « agents et cadres » très scientifiques du Secrétariat général de la recherche scientifique,

Monsieur le Premier ministre,

ll y a longtemps que ces gesticulations et ces affabulations auraient dû prendre fin, n’eussent été le trafic d’influence et les parapluies politiques dénoncés ci-haut. Je me réjouis, quant à moi, du bruit qu’ils font autour de ce dossier, et j’espère vivement vous voir impliqué, après la lettre d’un de mes avocats, le Bâtonnier National Me Mbu ne Letang vous adressée en février 2013 et malheureusement demeurée sans suite. Ci-joints, en fac-similés, quelques pièces proclamées «absentes» du dossier.

MASEGABIO NZANZU.

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