SOS pour l’hippopotame !

Dans le cadre de la journée mondiale de l’environnement, le Programme des Nations Unies pour le Développement dans la République Démocratique du Congo à organisé samedi 5 juin une journée d’information et de conférence-débat avec la collaboration de l’UNIKIN, de la FAO, et de l’UNEP à l’Université de Kinshasa (Unikin). Cette journée faisait suite à un événement majeur consacré le jeudi 27 mai par la signature d’un important accord portant sur un montant de 2.480.530 dollars US dont 439.000 alloués par le Pnud pour l’appui à la RDC dans les négociations sur le changement climatique. Consacré en marge de la conférence d’Oslo sur le climat et la forêt en vue de renforcer la voix de l’Afrique dans les négociations climatiques, l’accord porte les signatures de l’Administrateur du Pnud Helen Clark, le ministre de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme José Endundo et le ministre norvégien Eril Solheim de l’Environnement et Développement.

En ce qui concerne la conférence-débat du 5 juin à l’Unikin, les deux coordonateurs de REDD, Bruno Guay et Nicky Ineet Kingunia, ont parlé très brièvement du mécanisme REDD+ et du plan de préparation à la REDD+ de la RDC. Ils ont insisté sur l’importance du changement climatique que va subir la RDC. Le Président de l’Institut congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) India Omary a évoqué à son tour la politique de conservation durable des espèces à valeur écologiste et économique en RDC. La RDC étant un pays de méga-biodiversité, il représente le deuxième bloc forestier au monde après l’Amazonie. En vue d’assurer la conservation et l’utilisation de cette biodiversité, le gouvernement a mis en place un réseau d’aires protégées, a-t-il dit. L’ICCN est un service technique du ministère de l’Environnement, Conservation de la Nature et Tourisme, qui a le monopole de la conservation en RDC, il gère aussi au total 7 parcs nationaux parmi lesquels 5 sites du patrimoine mondial. Il protège également la faune et la flore pour le bien-être des populations et ce, en dépit de la multiplicité des actions de braconnage qui menacent l’existence même de certaines espèces emblématiques de la RDC. Ces actes de braconnage ont commencé à ternir l’image de la RDC considérée comme le bastion des espèces phares en Afrique et dans le monde. Quand ça chauffe en Europe, ça fait des dégâts.

Et nous pays pauvres sommes en train de subir des millions d’effets. Dans ce cas, il faut sensibiliser la population pour un avenir meilleur. Mais pour la sensibiliser, il faudra une politique  raisonnable. Notre gouvernement, à travers l’ICCN, a mis  un mécanisme pour arriver à préserver les écologiciens. L’ICCN pourra identifier davantage les grandes espèces de l’eau telle que l’hippopotame (hippopotamus anphibius) qui sont aussi en difficulté. Une des espèces aquatiques africaines les plus emblématiques considérée comme menacée pour la première fois est classée dans la catégorie vulnérable essentiellement en raison des razzias qu’elle a subies en RDC. Le Congo possédait en effet la deuxième population d’Afrique avec 30.000 hippopotames après la Zambie qui en avait 40.000. Mais elle a perdu 95% de cette population à cause de la chasse non réglementée pour. Face à ces menaces, les mesures doivent être prises pour la réduire et élaborer un plan d’amélioration du territoire national.              

       Anto Tshinguta Matempu (stg IFASIC)

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