Sommet de Londres : front commun mondial contre les violences sexuelles

 Une femme victime de viol.A l’occasion du sommet mondial, qui se tient du 10 au 13 juin à Londres avec 117 gouvernements, la participation des représentants de mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits, l’Ambassade de Grande- Bretagne en RDC a organisé une réception mercredi 10 juin en son siège, en vue de faire savoir les enjeux et l’importance capitale dudit sommet. Cette cérémonie a réuni plusieurs ONG défendant les droits de la femme, des ambassadeurs, des politiciens, etc.

 Dans son mot de bienvenue, la Chargée d’Affaires de l’Ambassade de Grande-Bretagne , Emily Maltman, a indiqué que des dizaines de milliers de femmes, de filles, d’hommes et de garçons de l’Est de la République démocratique du Congo ont été victimes de violences sexuelles suite aux guerres répétitives que connait cette partie du pays. Des crimes pareils sont commis par ailleurs dans le monde, notamment dans des zones de conflits.  Pour éradiquer ce fléau, elle a renseigné que le ministre Britannique des Affaires Etrangères William Hugue et l’Envoyée spéciale du Haut Commissaire des Nations-Unies pour les Réfugiés, Angelina Jolie, tiennent un sommet mondial à Londres sous le thème « Mettre fin aux violences sexuelles dans les conflits ». Elle a indiqué que ce sommet vise à mettre en place des actions qui permettront d’éliminer les violences sexuelles dans les conflits et mettre fin à l’impunité. Il s’agit aussi de mobiliser les acteurs publics et les animateurs de la société civile à traquer les auteurs des violences sexuelles afin qu’ils subissent des sanctions exemplaires. Cette rencontre représente également une opportunité pour les gouvernements du monde entier, y compris celui de la RDC, qui est l’un des pays le plus touché par ces affres, de prendre des mesures pour réduire toutes formes de violences envers les femmes et les filles pendant les conflits. Elle a aussi fait savoir qu’elle n’oubliera jamais les cris de détresse que lui ont lancés quelques victimes de viols lors de sa première visite en RDC en 2010, pendant qu’elle accompagnait son ministre à Panzi (Sud-Kivu), où le docteur Mukwege s’emploie à soigner plusieurs femmes victimes de viols). Elle a avoué qu’elle a été personnellement touchée par les messages de cette multitude des femmes violées, qui leur soufflaient à l’oreille de ne pas les oublier. C’est ainsi que Emily Matman souhaite voir se concrétiser les retombées de ce sommet notamment l’abolition de la culture de l’impunité, plus d’appui aux survivants et les libérer du poids de la honte pour l’imposer aux auteurs. Elle s’est réjouit du fait que la République Démocratique du Congo est représentée à ce forum par une centaine de délégués, dont le vice-Premier ministre de la Défense, Alexandre Luba, et la ministre du Genre, Famille et Enfant, Géneviève Inagosi.

« C’est la réunion la plus importante jamais réalisée »   

Pour sa part, le Ministre des Affaires Etrangères britannique, William Hugue a, au cours  de son discours retransmis sur un écran géant à partir d’une vidéo,   affirmé que l’organisation de cette rencontre est très capitale, étant donné que c’est une question de paix et de sécurité internationale qui est fondamentale pour l’avancée des droits des femmes partout dans le monde. Il a fait remarquer que peu de ces violences sexuelles dans les conflits avaient été punies parce que cette question est restée taboue pendant longtemps. « Le viol dans les zones de guerre est un crime qui prospère du fait du silence et du déni. Les survivants en  portent encore les stigmates du fait que l’auteur de ce genre de crime demeure en toute liberté malgré la présence de la justice, causant ainsi des sentiments de honte et de dévalorisation …. », A-t-il martelé.

Perside DIAWAKU

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