Sommé de libérer le hangar qu’il occupe : un maçon conditionne son départ au paiement de son argent

Shamuana  Nzeba, encore mineure,  est en procès contre le maçon Shabantu Kena Bandi pour occupation illégale de la parcelle sise avenue Mobutu  numéro 11672, commune de Masina,  lui  cédée par son père Jonas Shamuana.

Ce dossier est enregistré au Tribunal de Paix de Ndjili sous le numéro RP 13060. L’audience d’hier mardi 29 octobre 2013 était consacrée à l’audition du prévenu.

 Veuf depuis 2012,  Shabantu Kena Bandi et  ses trois enfants passent leurs nuits dans un hangar. Le maçon conditionne son départ de la parcelle de Shamuana  Marie Grace au paiement de 1150 dollars sur les 1500 dollars lui promis  par Jonas Shamuana peu avant la construction de sa  maison sur Mobutu 11672.

Appelé à exposer les faits, Me Bakajika, qui sur la demande de Jonas Shamuna, assiste sa fille au tribunal , a affirmé que la partie citée devrait vider les lieux depuis le 31 juillet 2013. Comme les deux parties ne sont pas parvenues à trouver un terrain d’entente, Jonas Shamuana qui défend les intérêts de sa fille a assigné Shabantu en justice. Il avait ajouté que Shamuana Mabenga a acquis deux parcelles à Ndjili et Masina et inscrites au nom de son fils et de sa fille. Leur maman s’était accaparée par ruse de la parcelle de la fille. Les frères et sœurs de la femme de Jonas Shamuana  avaient même voulu vendre la parcelle de Marie  Grace Shamuana.

Dans sa déposition, le prévenu a dit avoir été contacté dans un premier temps pour ériger une clôture  et une maison sur la parcelle de l’avenue Mobutu.  Sur recommandation d’un des enfants de Jonas Shamuana, ce dernier l’a prié d’assurer le gardiennage de la parcelle de Masina.

A son retour au pays en 2008 , Shamuana  Mabenga lui a demandé de construire une maison avec deux chambres, salon et cuisine. Il lui a aussi autorisé  également de morceler son lopin de terre qui mesure 12 mètres sur 22 mètres.

Il a fait le croquis tel que l’exigeait le  promoteur.  Ce dernier est retourné en Europe , se contentant d’envoyer de l’argent à son jeune frère pour la construction de ladite maison.

            Il a précisé avoir passé ses nuits dans une concession de l’église Fepaco avant d’être autorisé d’assurer le gardiennage de la parcelle de Masina.

            Au Parquet où il a été convoqué, a-t-il indiqué, le promoteur  confondu par les magistrats à deux reprises,  et fâché, refuse de lui remettre son argent.

            N’ayant aucune place où aller, il conditionne son départ au paiement de ses 1150 dollars.

            Me Bakajika a transmis aux juges une lettre signée par Benoît Kazadi, beau-frère de Jonas Shamuana, dans laquelle le prévenu s’engage à assurer le gardiennage de la parcelle de la bailleresse ( mère de Marie Grace Shamuana) et de s’en aller sans poser des conditions.

            Shabantu a repris la parole pour dire qu’il ne maîtrise pas le français.

Son avocat, Me Alexis Kayembe a dit qu’il y a eu un contrat verbal entre Shamuana Mabenga et son client sur les problèmes de gardiennage et de construction de la maison.

Son client, a-t-il insisté, est prêt à s’en aller si Jonas  Shamuana libère ses 1150 dollars. Et c’est maintenant que lui et son client savent  que cette parcelle appartient à Marie Grâce Shamuana.

L’instruction se poursuivra le 5 novembre 2013 avec l’audition de Jonas Shamuana et de  Kazadi.

  Jean- Pierre Nkutu

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