Snel : l’ADG Mbala : « Ne nous opposez pas aux partants »

Le personnel du GHK et les journalistes présents dans ce palace étaient surpris hier mercredi 31 août 2011 de voir les agents de la SNEL arriver sur les lieux peu avant 7h 30 suivre les directives et axes principaux de la politique de leurs nouveaux managers. La causerie morale en question a démarré vers 8 h20. Eric Mbala, Joseph Makombo, Célestine Mukalay …, respectivement Administrateur Délégué, Président du Conseil d’Administration, Directeur général adjoint de la SNEL ont parlé sans complaisance des maux qui rongent leur entreprise. L’abcès ayant été crevé, ils ont proposé une thérapeutique de choc.
Parlant au nom de ses collègues, le président de la délégation syndicale a recommandé à la nouvelle équipe de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut. De payer les salaires et avantages sociaux des travailleurs à temps, de leur côté, ils vont préserver l’outil de production.
Pour l’ ADG Mbala, la SNEL est sérieusement malade.

Vétusté, mauvais entretien et insuffisance de l’outil de production, arrivées tardives au lieu de service, indiscipline des agents, indicateurs financiers au rouges monnayage des services, absence de planification dans les actions engagées … sont donc les pesanteurs auxquelles ils doivent s’attaquer pour relever les défis.
«Les agents commerciaux ont pris l’habitude de faire des recettes de l’entreprise leurs biens privés. Beaucoup de gens ne sont pas à leurs places. On a élevé la médiocrité en valeur. ….», a-t-il ajouté.

Pour redresser la situation, nous avons besoin de nouveaux investissements. En attendant que les bienfaiteurs potentiels se pointent au portillon, commençons par restaurer la discipline».

Dans le souci d’économiser nos faibles revenus, a souligné Mbala, nous allons nous passer désormais des intermédiaires pour la conclusion de certains marchés». «Quant aux travailleurs affectés à Inga et qui ont sacrifié leurs familles pour des raisons professionnelles, ils vont mériter désormais une plus grande attention de notre part». Il a demandé aux travailleurs d’oublier le passé.
Evoquant le cas de leurs prédécesseurs, il a été clair : «J’ai toujours eu de bonnes relations avec Yengo. Ne nous utilisez pas pour parler de leurs défaillances. A mon arrivée à la SNEL, certaines personnes m’ont combattu. Il m’a été demandé d’aller faire un essai à Inga comme ouvrier. Yengo Massampu m’a beaucoup aidé pendant cette période. Tokwaulu m’a mis en garde contre des personnes qui voulaient me couler. C’est grâce à eux que les talents cachés en moi ont été découverts plus tard ».

Célestine Mukalay a fait savoir que le personnel est évalué à 7200 agents. Pour une bonne marche de l’entreprise, chaque agent est appelé à pratiquer la tolérance. Le redressement de l’entreprise passe par la restauration des valeurs morales, l’orthodoxie financière, le respect de la hiérarchie…
Et de paraphraser le Chef de l’Etat en s’écriant : «Finie la récréation».
Pour le PCA Makombo, les Congolais font des merveilles à l’extérieur du pays. Pourquoi ne le feraient-ils pas chez eux ?
«Si nous, agents, pouvions relever au moins à 60 % notre rendement, ce sera une bonne chose», a-t-il indiqué.

Jean-Pierre Nkutu

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