Site touristique général Mayele : les occupants toujours menacés de déguerpissement par l’Hôtel de Ville

Quelle est la place de la justice congolaise dans le chef de nos autorités ? La question mérite d’être posée car l’hôtel de ville de Kinshasa refuse d’attendre de l’arrêt de la Cour d’appel de Gombe(CA) qui, jusque-là n’a pas encore vidé sa saisine en rapport avec le dossier inscrit sous le RA 315 portant sur le site touristique général Mayele, situé sur l’avenue Tourisme, dans la commune de Ngaliema.

         On rappelle que les occupants du site touristique général Mayele avaient traduit en justice à la Cour d’appel de la Gombe l’Hôtel de Ville pour destruction méchante. C’était au mois de février. Alors que le juge instruisant ledit dossier n’a pas encore donné sa décision finale en rapport avec sa saisine, l’Hôtel de Ville continue de menacer de démolir le site, déplorent les occupants du lieu. Les mêmes indiquent qu’ils sont victimes de violation de leur droit de propriété, alors qu’ils occupent le lieu querellé sur base des documents légaux. Ce site, il faut le rappeler, est situé à côté du fleuve Congo, non loin de l’hôpital de la Rive. Pour sortir des griffes de l’Hôtel de Ville se soustraire des occupants de ce site lancent un cri d’alarme au chef de l’Etat. Car, l’Hôtel de Ville est incapable de produire un document légal attestant de cette volonté du numéro un du pays de démolir ce site qui est pourtant bien fréquenté par des visiteurs tant nationaux qu’étrangerss.

         Les victimes ont fait savoir qu’au cours de l’audience publique du mois de février à la Cour d’appel de Gombe, l’Hôtel de Ville n’avait pas comparu. C’est ainsi que le juge des céans avait retenu le défaut à sa charge. Par rapport à la genèse des faits, ce site a été démoli à deux reprises par l’hôtel de Ville pour des raisons inavouées. C’est cette raison qui a poussé les occupants à saisir la justice contre le gouvernorat de Kinshasa, a indiqué le porte-parole du collectif des occupants du site général Mayele, Lucie Ndobe, Londo Henriette, les plaignants sollicitent l’annulation de l’arrêté ordonnant la démolition du site. Ils ont martelé que l’espace querellé fut un terrain des vols à main armé et des assassinats nocturnes. C’est ainsi qu’après avoir visité le coin, tous les occupants étaient intéressés et avaient signé des contrats de bail avec l’Hôtel de Ville qui les conteste actuellement. Ils ont eu des titres des propriétés par les services compétents des Affaires Foncières, notamment des contrats d’occupation établis régulièrement par le conservateur des titres immobiliers de Lukunga. Lorsqu’ils ont commencé à mettre en valeur le site, et à l’exploité. Ils ont lutté contre les érosions.

Murka

Leave a Reply