Le SIGEF pour éradiquer la fraude de la production à la commercialisation

Le deuxième plus vaste massif forestier du monde constitué par les deux tiers des forêts du bassin du Congo que regorge la RDC, est soumis depuis des décennies, à une exploitation artisanale et industrielle qui, à maints égards, suscite des inquiétudes justifiées de la part de certaines ONG internationales intéressées par la transparence dans la gestion des ressources forestières.

Et pour cause ! La distribution des concessions forestières par les chefs coutumiers dont la plupart ne se réfèrent pas aux gouvernements provinciaux, ni à l’exécutif central, cause de sérieux préjudices à l’environnement  et pour les communautés locales, ainsi qu’un grand manque-à-gagner pour le trésor public. En effet, sur base des arrangements particuliers, et à l’insu des services techniques compétents de l’Environnement, les chefs coutumiers de territoires riverains des forêts, cèdent comme bon leur semble, de vastes concessions aux plus offrants des exploitants, après avoir empoché des fonds et des présents, sans orienter ces exploitants vers les services compétents du ministère de l’Environnement pour l’obtention des permis et autres documents officiels. Sans garantie que cette exploitation négociée entre individus, n’entamerait pas l’environnement.

Au moment où le gouvernement Matata envisage de tirer le maximum de dividendes de l’exploitation du bois congolais, pour en faire le troisième secteur contributeur au budget de l’Etat, après les mines et les hydrocarbures, l’on comprend bien pourquoi le ministère de l’Environnement a tenu à user de toutes ses prérogatives dans la gestion des ressources forestières nationales.

La forêt appelée à devenir le 3 ème secteur contributeur au budget de l’Etat

 Pour le ministre Bavon N’sa Mputu Elima, la production et la commercialisation illégale du bois affaiblissent les efforts des Congolais vers la reprise socio-économique et le développement durable. C’est donc dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de contrôle de la production et de la commercialisation des bois ( PCPCB ), note le titulaire de l’Environnement, que plusieurs objectifs sont poursuivis. Il s’agit, a-t-il dit,  d’améliorer la gouvernance dans le secteur forestier en contribuant au développement socio-économique de la RDC, de mettre en œuvre un système d’information et de gestion forestière ( SIGEF ), en automatisant le traitement des dossiers forestiers , de renforcer et de moderniser les capacités institutionnelles des services chargés d’assurer la traçabilité des bois, du contrôle forestier, ainsi que du contrôle des exportations et la collecte des taxes forestières.

La mise en œuvre de l’outil SIGEF permettra à court terme, comme il faudrait le souligner aujourd’hui, la maitrise documentaire de la traçabilité à travers toutes les opérations de la production à la commercialisation et en assurer la transparence, la maitrise des flux, une meilleure maitrise des artisanaux et l’uniformisation des méthodes de travail, pour

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