Shabunda à feu et à sang : tueries et viols massifs

Viols massifs des femmes, tueries sauvages et destructions méchantes sans oublier des déplacements forcés des populations : voilà le bilan macabre que représente la présence des rebelles Hutu rwandais en RDC depuis presque deux décennies et qui ne semble pas émouvoir l’opinion internationale. Probablement pour fêter à leur manière la fin de l’année, les éléments des FDLR ont massacré 39 personnes entre lundi et mardi derniers dans le territoire de Shabunda au Sud Kivu, selon des ONG de défense des droits de l’Homme qui ont livré cette information à notre consœur de la Radio OKAPI.

Une femme enceinte éventrée
Ces éléments opèrent toujours par surprise et souvent pendant les heures tardives de la nuit dans des villages fort éloignés des localités où sont concentrées les forces de sécurité de la Police et des FARDC. Le Groupement de BAMUGUBA Sud a été le théâtre de ces tueries, particulièrement les villages de Luyuyu, Ngolombe et Kishenya. Après avoir décapité le chef du village de Kishenya, ces éléments des FDLR ont tué 30 personnes avant de violer une dizaine des femmes. Ils ont éventré une femme enceinte qui probablement avait osé résister et le bébé a été jeté dans la brousse. A Ngolombe, huit personnes ont été tuées à l’arme blanche et leurs corps déchiquetés jetés dans la brousse.
Après ce forfait macabre, ces éléments des FDLR ont procédé au pilage des vivres et médicaments entreposés dans un magasin de l’Association « Action Solidarité ». C’est le matin que cette horreur a été découverte par les activistes des ONG des droits de l’Homme et ceux des associations caritatives opérant dans ce territoire.

Kasika revue et corrigée !

Une horreur qui rappelle ce que les femmes de ce coin avaient connu dans la localité de Kasika à l’époque du règne du Rassemblement Congolais pour la Démocratie. Une dizaine des femmes qui avaient résisté contre la présence des forces armées étrangères avaient été enterrées vivantes en présence de leurs maris et enfants. Une horreur qui avait révolté l’opinion internationale qui s’en est souvenue en organisant la Marche Mondiale des Femmes au début de l’année dernière à Bukavu. Une marche qui se clôtura par l’érection d’un Monument à Mwenga en souvenir de ces femmes enterrées vivantes.

Toujours selon ces organisations de défense des droits de l’Homme, les éléments des FDLR ont laissé un message pour justifier leur rage inhumaine. C’est en représailles contre des populations de ce territoire qui avaient prêté main-forte aux forces d’autodéfense locale dénommées « RAIA MUTOMBOKI ». En promettant de faire plus mal au cas où les populations locales continueraient à apporter leur appui aux éléments de ces forces d’autodéfense locale qui semblent décidés à déloger ces rebelles venus du Rwanda. 

Tous les regards de ces populations martyrisées du Sud Kivu et plus particulièrement des territoires de Shabunda et Mwenga sont tournés vers Kinshasa dans l’espoir de pouvoir bénéficier d’une assistance militaire et logistique de nature à donner un signal fort à ces rebelles venus du Rwanda et qui se croient en territoire conquis et sans loi ni ordre.

F.M.

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