Seules 25 chaînes autorisées à fonctionner


La décision est du gouvernement. Elle a été annoncée, le vendredi 5 octobre 2012, par le ministre des Postes, Télécommunications et Novelles Technologies de l’Information et de la Communication. Il s’agit en fait de l’exécution de l’ultimatum de deux semaines qu’il avait lancé aux responsables des chaînes de télévision privées, lors de la dernière réunion dite d’évaluation qu’il avait eue avec eux. Dans sa brève communication introductive, avant de donner la parole à la Secrétaire générale pour procéder à la lecture de la liste, le ministre des PT-NTIC a d’abord situé le contexte de la rencontre avec la presse, à savoir : l’annonce de la décision du gouvernement au terme de l’expiration du délai accordé aux responsables des télévisions privées.

Il a rappelé, à l’occasion, les différentes rencontres tenues avec les concernés en vue de leur donner la chance de s’acquitter de leurs obligations vis-à-vis du fisc.
Au total, deux rencontres : la première avait eu lieu en date du 5 juillet 2012, et la seconde le 19 septembre. A l’issue de cette dernière réunion, un ultimatum de deux semaines était accordé aux propriétaires des chaînes de télévision privées.
Il existe deux listes : la première comprend les médias ayant libéré un acompte; la second ayant négocié un paiement échelonné.           

Les chaînes qu’on ne retrouve dans aucune des deux catégories précitées tombent carrément sous le coup de la loi. Tryphon Kin-Kiey Mulumba, leurs fréquences peuvent leur être retirées à tout moment.
Sur une centaine de chaînes audiovisuelles dont regorge le pays, seules 25 sont en règle avec le fisc.
Avant que la Secrétaire générale du ministère ne prenne la parole pour procéder à la lecture de la liste des chaînes autorisées à fonctionner, le vice-président de l’ARPTC (Autorité de régulation des postes et télécommunications) est intervenu pour apporter la précision suivante : la décision concerne aussi bien les télévisions que les radios.
Puis, la SG a procédé à la lecture de la liste des chaînes autorisées à fonctionner.

 Parmi celles-ci, on trouve : Cctv, Canal Futur, Cktv, CMB, Eglise universelle du royaume, Hope tv, Molière tv, Rtv ya Kivu, Numérica tv, Radio 11, Radio Kibali, Rltv, Rtga, Fondation shaloom africa, Global tv, Ssm, Association chrétienne, Mirador, Brt tv, Télé 7, Digital ; etc.

Pour ce qui est des chaînes non règle, le ministre s’est refusé à les citer évoquant des raisons évidentes.
Mais, celui qui connaît l’environnement médiatique national, et kinois en particulier, est tout à fait étonné de constater que parmi les chaînes non règle figurent aussi des médias  proches du pouvoir. Ce qui pousse à se demander si la décision sera réellement suivie d’effets.

Dom

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