Sept députés de l’Opposition critiquent les résolutions des Concertations

oppositionNous, dirigeants des partis politiques, Groupe parlementaire et Députés nationaux ayant refusé de participer aux concertations nationales,

• Attachés au respect de la Constitution, aux lois de la République et aux valeurs républicaines,

• Attachés  à la défense de la Démocratie, des Droits humains et des intérêts vitaux de nos compatriotes,

• Préoccupés par l’interminable guerre à l’Est du pays, l’insécurité sur toute l’étendue du territoire national, l’absence de légitimité de certaines institutions de la République et par les souffrances des Congolaises et Congolais ;

Après avoir suivi la clôture des concertations nationales précédée par la lecture du Rapport synthèse reprenant les recommandations issues de ces assises, déclarons ce qui suit :

1. Les concertations nationales n’ont marqué aucune avancée réelle en rapport avec les défis politiques, économiques, sociaux et les attentes de l’ensemble de la population congolaise.

2. Les Concertations nationales auront été l’occasion donnée au Président KABILA d’identifier et de constituer sa nouvelle majorité présidentielle préoccupée désormais par la mise en place d’un nouveau Gouvernement en vue de satisfaire les appétits gloutons des impétrants qui ont satisfait avec brio à l’examen d’admission à la nouvelle majorité présidentielle par la voie desdites assises.

De ce fait, aucune analyse approfondie des causes profondes de la guerre à l’Est du pays incluant les complicités internes n’a été faite. De même, les Concertations n’ont pas permis de mettre en cohérence l’appui de la communauté  internationale, les discussions de Kampala et une approche interne crédible pour une sortie définitive de crise sécuritaire à l’Est du pays.

3. La question de la légitimité du pouvoir a été superbement escamotée par la nouvelle majorité présidentielle qui a manqué le courage politique et l’occasion de rencontrer le Président Etienne TSHISEKEDI à cet effet et exiger des élections crédibles et rapides des députés provinciaux en vue d’arrêter la prise en otage du Sénat, des Assemblées provinciales et Gouvernements provinciaux par des autorités illégitimes n’agissant depuis 2012 qu’en leurs propres noms sans devoir de redevabilité.

4. Quant au processus électoral, les recommandations des concertations nationales ont laissé libre court à des prolongations des délais par l’absence d’un agenda précis, d’un chronogramme clair et des objectifs forts qui devraient traduire la volonté de mettre fin à l’incertitude politique et à la crise de légitimité désormais renforcée.

5. Au plan social, les Concertateurs sont restés muets et incapables de proposer des réponses réelles aux préoccupations des Congolais dans le domaine de l’emploi, de la santé publique, de l’enseignement, du niveau minimum des salaires, du pouvoir d’achat ainsi que de la pauvreté qui touche 71% de la population.

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