Sénat : la loi sur la micro finance en voie d’être adoptée

Réunis e séance plénière ce lundi 15 août, les Sénateurs ont réservé un accueil favorable à  la proposition de loi de leur collègue de la chambre basse, portant fixation des règles relatives à l’activité de la microfinance en République démocratique du Congo. En effet, ils ont statué sur le rapport de leur commission économico-financière qu’ils ont déclaré recevable.  L’initiateur de la loi justifie sa démarche par un constat selon lequel l’environnement économique de notre pays est caractérisé depuis des années par quelques pesanteurs qui ne favorisent pas le décollage économique.

Il s’agit notamment du manque d’intégration d’un secteur informel dans l’économie réelle, de l’existence du secteur financier très peu développé et mal loti qui se traduit par une bancarisation très faible observée du reste dans quelques villes du pays, l’intermédiation déficiente, l’absence des infrastructures  financières de proximité, la fiscalité inappropriée à l’émergence des institutions de micro finance, le développement désordonné du secteur informel, la quasi absence de la monnaie scripturale dans les échanges, ainsi que l’utilisation généralisée des monnaies étrangères dans l’économie.

Toutes ces contraintes ont des conséquences défavorables sur le cadre macroéconomique, et sont à l’origine d’un grand taux de thésaurisation de la monnaie au détriment de la part drainée dans les circuits financiers officiels, lit-on dans l’exposé des motifs de l’auteur de la loi.
Un taux d’inflation élevé, une dépréciation énorme de la monnaie nationale avec comme corollaire une paupérisation généralisée et persistante de la majorité de la population…figurent aussi parmi les causes de la déconfiture de l’économie nationale.

Se basant sur l’expérience des autres, l’auteur de la loi est d’avis que la microfinance constitue l’un des leviers déterminants du développement et peut contribuer à l’amélioration du cadre macroéconomique à travers notamment : la baisse du taux de la thésaurisation de la monnaie, l’accès au système d’épargne et de crédit par les couches sociales les plus démunies, la déconcentration et l’extension géographique de la bancarisation, l’accroissement et la diversification des investissements sur l’ensemble du territoire national, etc. Constitué de 68 articles, le texte de loi est subdivisé en quatre titres.
La loi a été retournée à la commission pour toilettage, avant son adoption article par article qui interviendra  cette semaine, suivie de celle globale de la loi.

Dom     

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