SCTP : affaire détournement de la redevance logistique terrestre au Port de Matadi : Dikenda rattrapé par ses propres turpitudes

matadi4Dans sa publication n° 4849 du vendredi 20 juin 2014, le journal Le Phare a écrit à la une: «Détournement à la SCTP, Dikenda contre- attaque et cloue Tito Umba au poteau ».

Conformément à la loi sur la liberté de la presse, nous vous prions de bien vouloir recevoir notre droit de réponse pour éclairer l’opinion sur d’innombrables contre-vérités contenues dans ledit article. De prime abord, force est de constater que ledit article n’a pas été signé, preuve s’il en faut une que son auteur n’a pas le courage de ses accusations et d’engager sa responsabilité.

Ensuite, en citant nommément et énormément le Président du Conseil d’Administration a.i. , l’auteur de cet article donne la nette impression de l’avoir comme complice, d’autant plus que l’intéressé n’a pas réagi pour dégager sa responsabilité dans ces détournements en instruction judiciaire devant le Parquet Général de Matadi. Dans le même ordre d’idées, il est étonnant que le PCA a.i. n’ait pas daigné convoquer une session extraordinaire du Conseil d’Administration pour examiner la question incriminée au regard de la gravité des faits. Ce, au lieu d’étaler sur la place publique des questions de gestion d’une entreprise stratégique de la trempe de la SCTP sarl. Un comportement qui viole les règles élémentaires d’éthique, de déontologie et de gestion efficiente d’une entreprise aussi importante dans l’économie nationale.

Il y a lieu de noter que depuis son avènement à la tête de la SCTP, L’ADGA a.i. UMBA-di-MALANDA n’a jamais eu de problèmes personnels avec qui que ce soit, encore moins avec un Directeur de Département des Ports Maritimes. Il s’agit tout simplement d’une question de principes de gestion que mon Client veut clarifier en vue de réhabiliter le fonctionnement normal et optimal au niveau du Département des Ports Maritimes, notamment en ce qui concerne la perception de la Redevance Logistique Terrestre, en abrégé la RLT.

La RLT (Redevance Logistique Terrestre) dont question a été instituée par l’Arrêté interministériel N° 004/CAB/MIN/ECO-COM/2012, N°101/CAB/MINITVC/2012 ET N° 557/CAB/MIN/FINANCES/2012 du 12 septembre 2012 fixant les modalités de perception de la Redevance Logistique Terrestre au profit exclusif de la SCTP Sarl. Cette redevance constitue des fonds du Gouvernement collectés par la SCTP Sarl en vue de la relance des Chemins de Fer Matadi-Kinshasa. En tant que tel, sa gestion doit répondre à des règles de procédure claires et bien définies pour éviter la confusion, la fraude et le détournement aujourd’hui décriés. Raison pour laquelle, l’agitation dont fait état l’article paru dans vos colonnes du vendredi 20 juin 2014 ne relève ni plus ni moins que d’affabulation destinée à distraire et tromper l’opinion. Car le dossier en question fait l’objet d’une instruction pénale pré-juridictionnelle qui requiert le caractère secret et inquisitorial.

L’opinion doit savoir que la RLT a été rendue opérationnelle en janvier 2013. Aussitôt, la Direction Générale a, à cet effet, mis sur pied un manuel de procédures pour la perception d’abord manuelle puis automatique de cette redevance. Ceci venant en sus du vade mecum du contrôle des recettes de la SCTP Sarl de manière générale. Le Directeur du Département des Ports Maritimes avait l’obligation de faire appliquer ces instruments de gestion. Chose qu’il n’a pas faite et qui est aujourd’hui à la base des fraudes décriées et du coulage des recettes relatives, ladite redevance.

Dans le même ordre d’idées, un Directeur de Département, ancien DPM et ancien Directeur du Département des Chemins de Fer a été désigné pour assurer le suivi de l’exécution de l’arrêté instituant la RLT, mais hélas, le Département des Ports Maritimes a obstrué sa mission d’accompagnement avec l’appui du Conseil d’Administration. Alors qu’en l’espèce, il ne s’agissait ni d’une nomination encore moins d’une affectation dans la structure organique et fonctionnelle du Département des Ports Maritimes.

Pire, l’agent formé à l’exécution des opérations de perception de ladite redevance qui a un indice précis dans le cadre organique du Département des Ports Maritimes a été mis de côté au lendemain de son congé de circonstance en mars 2013, au profit de la désignation  unilatérale d’un autre agent non formé à cette tâche par sa hiérarchie directe, et ce dernier est la plaque tournante de ce réseau maffieux.

C’est à partir du mois de mars 2013 jusqu’en avril 2014 que la fraude a élu domicile dans les mécanismes de perception de la RLT. Raison pour laquelle le Parquet Général de Matadi a été saisi de cette affaire et ouvert une information judiciaire suite à l’audit interne initié par les services de la Police de la SCTP. Dès sa connaissance des faits, la Direction Générale a ordonné la suspension administrative des agents relevant de sa compétence et pour ceux relevant de la compétence du Conseil d’Administration, elle les a soumis à sa sanction.

Chose plus grave, ces agents ainsi présumés responsables de fraude de faux bordereaux ayant donné lieu au détournement de la RL T et qui n’ont toujours pas été suspendus ont, à ce jour, mis sur pied une nouvelle forme de fraude dont la base n’est plus les faux bordereaux mais les faux numéros de factures récemment découverts.

L’auteur dudit article verse dans des accusations légères, fantaisistes et saris preuves pour camoufler ses propres turpitudes. A ce jour, il n’y a pas de grogne au sein de la SCTP, les salaires sont régulièrement payés aux agents et la Direction Générale gère l’entreprise et consulte la délégation syndicale pour des questions spécifiques relatives aux avantages des travailleurs. Depuis son avènement à la tête de la SCTP, Tito UMBA-di-MALANDA a apuré tous les arriérés de salaires et surtout ceux des agents retraités, alors qu’il avait trouvé des trous béants dans ce domaine. Bien plus, dès qu’il avait eu vent des fraudes dans la perception de la RLT, il a pris soin de demander au Directeur du Département des Ports Maritimes de lui faire rapport en urgence. Ce dernier a pris onze jours pour répondre.

De tout ce qui précède, point n’est besoin de verser dans des accusations non fondées et stupides en mettant dans la rue des questions de gestion d’une entreprise aussi stratégique qu’est la SCTP. En fait, se sentant certainement coincé, l’auteur de cet article a plongé pieds’ et mains liés dans une fuite en avant, afin de couvrir des défaillances coupables et irresponsables.

.Etant donné que les différents suspects dans cette affaire sont des unités et indices administratifs placés sous le contrôle direct du Directeur du Département des Ports Maritimes, lequel est chargé d’exercer son contrôle au sujet des opérations de recouvrement de la RLT, notamment de manière quotidienne et permanente. Il est de ce fait, responsable direct du dysfonctionnement à l’origine de cette situation malheureuse préjudiciable pour le Trésor Public. Cela étant, nul ne peut se prévaloir de ses propres turpitudes.

En ce qui nous concerne et à ce stade des débats, nous pensons que les enquêtes judiciaires et administratives en cours vont davantage éclairer la lanterne de l’opinion en lieu et place d’agitations médiatiques stériles.

Nous vous prions, Monsieur le Directeur de Publication, de recevoir notre droit de réponse tel que prescrit par la loi sur la liberté de la presse.

Bien à vous,

Pour l’ADGA a.i. de la SCTP Sarl

Son Conseil,

Maître Erick Mukendi Lupata

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