Scandale au moment du versement de la dot : « C’est moi le vrai père » déclare un inconnu devant le cocu et toute sa famille

justice6Otshudi Armand, marié à Louise Ndjoka en 1991, a traduit devant la chambre I du Tribunal de grande instance de Matete, sous RC 27107, Pascal Lomonga, aux fins d’obtenir de lui des dommages et intérêts.

Son conseil a confirmé qu’il eu deux enfants, dont un garçon en 1983 et une fille en 1986, avec Louise Ndjoka. Le jour du mariage de sa fille, alors que la famille s’apprêtait à recevoir le beau- fils en 2011, elle était surprise par la présence de Lomonga dans la parcelle. Ce dernier est venu réclamer non seulement la paternité des enfants, mais aussi la dot.

C’est ce scandale qui avait créé une confusion généralisée au sein de la famille. Se confiant à sa confession religieuse pour arbitrage, Pascal Lomonga avait soutenu que les enfants lui appartiennent. Voilà qui l’a poussé à saisir le parquet pour des poursuites judiciaires contre son épouse et Pascal Lomonga, du chef d’adultère.

Dans le cadre des enquêtes du parquet, des tests ADN ont été exigés pour faire la lumière dans cette affaire. Craignant les vérités qui seront dévoilées à cette occasion, Lomonga s’est formellement opposé à ces examens médicaux, au motif qu’il ne voulait pas ridiculiser davantage Otshudi.

Finalement, les tests ont livré leurs secrets, ne confirmant pas la paternité soutenue par Lomonga. Rattrapé par son mensonge, Lomonga a réclamé la restitution de son argent dépensé pour les tests, étant donné que les enfants ne lui appartiennent pas.

Devant un tel scandale, Otshudi a estimé que sa famille était déstabilisée, car ses enfants étaient déjà sous la tutelle de Pascal Lomonga qui les exhibait comme étant les siens. Pour avoir troublé la tranquillité de sa famille, Otshudi a exigé 1.500.000 dollars américains à Pascal Lomonga à titre des dommages et intérêts. Prenant la parole à travers son avocat, Pascal Lomonga a soulevé des contradictions dans les différentes déclarations d’Otshudi, telles que consignés dans les différents procès-verbaux établis par le parquet. En premier lieu, Otshudi a soutenu que c’est son épouse et sa famille qui ont contesté ses droits sur les enfants querellés. Actuellement, c’est à Lomonga que ces propos sont attribués.

Justifiant ses inquiétudes autour de la paternité des enfants, il n’a pas hésité à confirmer que la dame continuait à vivre en concubinage avec lui, bien qu’elle était déjà mariée à une autre  personne. Il a ajouté  que bien que n’étant pas auteur de la confusion autour de la paternité des enfants, les tests ADN ont démontré noir sur blanc que le fils aîné, portant le même nom que le mari de sa mère, n’est fils d’aucun père entre les deux. C’est seulement la fille dont la cérémonie de mariage a été gâchée qui est la fille d’Otshudi. Pour Lomonga, il y avait non seulement mauvaise direction, mais pas de faute, ni lien de causalité. Et de conclure avec une pointe d’ironie : « qui se dit père de cinq enfants, n’a pas intérêt à convoiter des enfants qui ne lui appartiennent pas ».

Eclairé, le tribunal a transmis le dossier à l’organe de la loi pour un avis écrit sur les dommages et intérêts.

Yves Kadima

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