Sassou Ngouesso pressenti successeur de Museveni

 

Le chef de l’Etat du Congo-Brazzaville va prendre la relève de son homologue ougandais Yoweri MUSEVENI pour servir de médiateur entre le M23 et les autres forces sociopolitiques de la RDC dans le cadre de la réévaluation ou négociations sur l’accord signé le 23 mars 2009 à Goma et qui est à l’origine de la guerre actuelle. Denis SASSOU Nguesso a été désigné par ses pairs de la Conférence Internationale sur les Grands Lacs pour mettre les frères ennemis autour d’une table, afin de ramener la paix dans cette partie de la sous-région chaude et qui est en ébullition depuis plus de quinze ans par le fait des divers groupes armés irréguliers pistonnés par certains Etats voisins pour des raisons d’hégémonie territoriale.

Avant Brazzaville, selon le ministre congolais de l’Intérieur Richard MUYEJ, une rencontre entre les délégués du gouvernement et ceux du M23 va se tenir à Kampala dès ce mercredi sous la présidence d’Apollinaire MUHONGOLU Malumalu, ancien président de la Commission Electorale Indépendante ayant organisé les élections de 2006. Cependant, il se fait que les autres forces sociopolitiques invitées, notamment les délégués des partis politiques de l’opposition et de la société civile ont opposé une fin de non recevoir au choix de la capitale ougandaise comme lieu de ces assises. Estimant que Kampala n’offre pas de garanties sérieuses pour leur sécurité physique et la sérénité des débats. D’où le choix de Brazzaville comme lieu de la rencontre, Kampala n’ayant servi qu’aux préparatifs des vraies négociations, a-t-on entendu dans les couloirs du Palais du Peuple et des états majors des partis politiques de l’opposition.  

Peut-on espérer que cette fois-ci sera la bonne pour voir la paix véritable revenir dans cette région ? Il appartiendra au chef de l’Etat du Congo-Brazzaville de faire preuve de doigté, de sagesse, d’intelligence et de pragmatisme politique pour lire l’histoire de ces quinze dernières années afin de faire comprendre aux uns et aux autres que la guerre n’a jamais été une solution finale aux problèmes politiques.

Museveni désavoué  par la classe politique congolaise  

Suite aux rapports des experts indépendants de l’ONU le dénonçant comme l’un des commanditaires des guerres d’agression de la RDC, le président ougandais était mal placé pour faire la médiation entre les protagonistes congolais, car considéré comme juge et partie. Le tout dernier rapport de ces mêmes experts encore confidentiel mais que le quotidien américain The New York Times s’est procuré une copie, l’a enfoncé davantage. De même, les pressions provenant de Washington, Londres, Paris, Moscou, Pékin et de toutes les organisations internationales dont les Nations Unies ont eu raison de cet homme qui dirige l’Ouganda de main de fer depuis 1986. Un autre élément non moins significatif, c’est que le mandat de MUSEVENI comme président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) s’achève le 15 décembre prochain. Et conformément au principe de la rotation entre les francophones et les anglophones, le choix de son remplaçant sera probablement porté sur Denis SASSOU Nguesso, ont indiqué au Phare des sources proches de cette organisation dont le secrétariat est dirigé par le congolais Alphonse NTUMBA Luaba.  

FM

 

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