SADC : le conseil des ministres de la Justice ouvert à Kinshasa

La ministre de la Justice et Droits humains, WivineMumbaMatipa, a donné, hier jeudi 7 août au salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa (GHK), le coup d’envoi de la réunion annuelle des ministres de la Justice et Procureurs généraux des Etats membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Ces entrevues ont été instaurées pour permettre aux chefs d’Etat et de gouvernement de cette organisation supranationale de résoudre les problèmes juridiques et judiciaires que rencontrent leurs Etats. Et ce, en vue de la mutualisation des efforts et du partage d’informations et expertises au niveau de la sous-région, compte tenu des réalités spécifiques à chaque Etat de la communauté.

            Représentante personnelle du Premier ministre et chef de gouvernement de la RDC, WivineMumba, a, de ce fait, formulé le vœu de voir ces assises donner à chaque participant, conscient de défis et changements majeurs qui touchent au domaine de la justice au niveau communautaire, une occasion d’apporter sa contribution à la réflexion sur la manière de  faire avancer la coopération judiciaire au niveau de l’espace SADC. Notamment sur le transfèrement interétatique des délinquants condamnés ou poursuivis ; la lutte contre la sophistication des formes de criminalité transfrontalière, notamment en matière de trafic de stupéfiants, de cybercriminalité, de blanchiment de capitaux et de lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles, de contrefaçon, de trafic d’êtres humains…

            Organisation créée pour la promotion du développement dans la sous-région, il importe qu’un œil attentif soit accordé à la gestion de l’environnement pour le développement durable ; la création de l’organisation de supervision de la sécurité de l’aviation ; l’emploi et le travail ; le commerce ; le développement des infrastructures régionales ; la protection de nouvelles variétés de végétaux ; la mise en œuvre de la politique agricole régionale ; le statut de la force en attente pour les forces armées des Etats membres déployées à des fins d’enracinement, d’exercices et d’assistance humanitaire.

             Aussi a-t-elle estimé que de nouvelles stratégies de lutte soient mises à l’ordre du jour des rencontres en vue d’assurer aux Etats membres un cadre idéal et adéquat au développement durable.

            La ministre de la Justice a formulé le voeu de voir ces assises déboucher sur des pistes de solutions à ces épineux problèmes, lesquelles seront soumises à la sanction supérieure des chefs d’Etat et de gouvernement dont le prochain sommet se tient la semaine prochaine à Harare, au Zimbabwe.

            Mais auparavant, le ministre malawite de la Justice, président en exercice de la SADC, a adressé des remerciements appuyés à la RDC qui a accepté d’abriter les assises à la place du Malawi, à cause des circonstances liées au renouvellement du gouvernement de cet Etat d’Afrique australe. « Je voudrais dire merci à la RDC de nous avoir sauvé. Ceci est un geste familial et l’expression de la réalité de ces mots que nous sommes réellement une famille au sein de l’espace SADC », a dit le ministre malawite de la Justice en poste depuis seulement le 19 juin de cette année.

            Avec deux jours de travaux, le ministre malawite reconnaît que les ministres de la Justice et procureurs généraux de la SADC ont un programme bien chargé et beaucoup d’activités à réaliser en ce laps de temps, aidés en cela par les experts qui ont balisé, trois jours durant (soit du 4 au 6 août), la voie au conseil des ministres de la Justice de l’espace SADC.

TshiekeBukasa

Leave a Reply