S.C.T.P (ex-ONATRA) : le «baobab» Dongala enfin à la retraite

Cela fait plusieurs mois qu’ils étaient déjà notifiés de leur départ à la retraite. Des nombreux agents et cadres de la S.C.T.P (Société Commerciale des Transports et des Ports), ex-Onatra, ont définitivement pris congé de leur employeur à partir d’hier mercredi 31 août.
Parmi eux, il y a le célèbre directeur de la police interne de la S.C.T.P, Ndongala Tumpa bien connu du grand public kinois.
Le désormais ex-patron de la police quitte l’entreprise où il fut embauché en mai 1968, à l’âge de 65 ans après 43 ans de service.

Misant sur ses fonctions, il a pu occuper pour exploitation commerciale un terrain appartenant à la société, situé à l’entrée du beach Ngobila où on a installé le bar restaurant «Baobab».
D’après des sources contactées notamment les syndicalistes, l’exploitant ne payait presque pas de loyer à sa société pour l’espace occupé. On parle des combines qui seraient entretenues avec la hiérarchie de l’entreprise de l’époque.
C’est pourquoi les mêmes sources considèrent ce départ à la retraite comme une occasion pour la S.C.T.P de récupérer son terrain afin de l’exploiter dans le cadre de la mise en valeur des espaces verts. Une politique que prône l’actuel Conseil d’administration qui affiche sa détermination à moderniser la gestion de l’entreprise en vue de maximiser des recettes.

En plus, on laisse entendre que le «baobab» constituait en quelque sorte une menace pour le bon fonctionnement du beach Ngobila, ce poste frontalier fluvial très stratégique pour le pays, et particulièrement la capitale Kinshasa. On indique qu’il servait parfois de repaire aux malfaiteurs pour préparer leurs coups.
Pour rappel, suspendu à l’époque pour avoir été cité dans le détournement des fonds dans l’affaire SOLMUR pendant deux ans, Ndongala Tumpa a été réhabilité à la surprise totale des travailleurs, alors qu’un haut cadre, en l’occurrence un directeur de département avait perdu son emploi dans ladite affaire. Celui qui était censé faire la sentinelle était bizarrement réhabilité !

Leur prière est de voir le remplaçant jouer à l’homme de poigne afin de remettre de l’ordre, surtout au beach Ngobila où il s’observait de nouveau, ces derniers temps, un afflux de policiers. L’ordre y était rétabli grâce à l’assainissement apporté par le pasteur Crispin Mutuaya qui a été rappelé au Secrétariat du Conseil d’administration.
Cet afflux de policiers étonne quiconque parmi les travailleurs du fait que ceux-ci manquent à certains postes où leur présence est jugée nécessaire.

Dom

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