Routes : l’heure du bilan 2012 !

 

 «Les avancées notablesfaites ces six dernières années dans les différents domaines des infrastructures reflètent le degré d’engagement pris par le gouvernement en vue de relever les défis du développement de notre pays et favoriser la mobilité des personnes et des biens ». Cette note de satisfecit a été exprimée, le samedi 22 décembre 2012, par Fridolin Kasweshi Musoka, ministre de l’Aménagement du Territoire, Urbanisme, Habitat, Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction, lors d’une conférence de presse tenue dans l’enceinte de son ministère.

 Première sortie médiatique officielle de ce membre du gouvernement depuis sa nomination dans deux équipes successives (Muzito et Matata), Fridolin Kasweshi a renseigné les journalistes sur les questions d’actualité liées à son secteur. Tour à tour, il a non seulement présenté le bilan de son secteur, mais encore expliqué à son auditoire, les contours de ce méga-ministère stratégique qu’il dirige depuis le 28 avril 2012.

En effet, a-t-il indiqué, alors que le réseau routier de la RDC s’étend sur 152.400 km, les moyens disponibles ne permettent pas la couverture dans son ensemble. Il a été donc ciblé un réseau prioritaire de 30.788 km dont 11.704 km permettent de relier les chefs-lieux des provinces et 19.284 km relient les principaux centres de production et les zones de forte concentration de population. Parmi les 18 principales interventions réalisées sur le réseau en 2012, on compte les axes routiers Bokatola-Ingende, Kisangani-Banalia-Buta-Dulia, Kindu-Kibombo, Kananga-Lac Mukamba, Bukangalonzo-Popokabaka, Niania-Isiro, Bunia-Mahagi, Manono-Ankoro, Lac Mukamba-Mbuji Mayi, etc. Tout cela pour un coût de 671 millions USD.

Il convient de noter que d’autres axes routiers sont inscrits dans l’agenda du gouvernement pour un démarrage des travaux au courant du 1er semestre 2013. Dans le lot, il y a Akula-Gemena-Libenge, Luvua-Tshikapa, Kasomeno-Pweto-Kambu, Kisangani-Beni, etc.

Voiries urbaines et Bâtiments publics

Concernant la voirie urbaine, Kinshasa s’est accaparé la part du lion avec des réalisations sur le boulevard Lumumba, les avenues Libération, Poids Lourds et By Pass, ainsi que le  boulevard du 30 juin et l’avenue Mondjiba.

En provinces, le ministre Kasweshi annonce que les travaux sont en cours dans les villes telles que Mbandaka, Gemena, Kenge, Goma, Bukavu, Kisangani, Matadi, Kindu, Kalemie, Mbuji-Mayi, Bunia, etc. Entre-temps, la lutte anti-érosive se poursuit dans les sites Mataba, Bolikango, Kindele, Manenga, Mama Mobutu et Marechal à Mbuji-Mayi.

Afin de mieux résoudre l’épineux problème du financement de l’entretien des routes, Fridolin Kasweshi a rappelé à l’assistance la mission du Fonds National d’Entretien Routier (Foner), qui a tout de même réussi à mobiliser, de septembre 2009 à novembre 2012, 234.141.549 USD dont 98% provenant de la redevance sur les carburants terrestres et 2% des droits de péage route sur le réseau non concédé.

Face à la dégradation très avancée du patrimoine public existant, à la difficulté de mettre en place des programmes d’entretien immobilier et aux faibles crédits alloués dans le budget d’investissement pour la réhabilitation des bâtiments publics, voire la construction des nouveaux, le ministre a livré sa recette magique : le Partenariat Public Privé « PPP » et le Build Operate and Transfert « BOT ».

D’ores et déjà, le ministre des infrastructures énumère, parmi les réalisations dans ce secteur, la construction de l’Hôpital du Cinquantenaire et celle en cours des bâtiments de l’Institut d’Enseignement Médical par la Coopération, Japonaise (JICA), dont les travaux seront terminés à fin avril 2013 pour un coût de 18 millions USD.  

A propos de l’aménagement du territoire, urbanisme et habitat, face à l’insuffisance, la dégradation, voire l’inexistence des équipements (rues revêtues, système de drainage, réseau électrique, système de transport en commun, de collecte des ordures et d’approvisionnement en eau), le ministère a mis en place des stratégies pour améliorer d’abord le cadre institutionnel du développement urbain et de l’administration de la ville. Il s’agit, entre autres, de l’élaboration du Code de l’urbanisme ; de la promotion des travaux communautaires de viabilisation du milieu en mobilisant plus les énergies plutôt que l’argent ; l’élévation du niveau des populations pour améliorer l’auto construction…

Somme toute, le ministre Fridolin Kasweshi a donné rendez-vous en juin 2013 pour refaire le point avec la presse sur toutes les questions liées à son secteur.

Tshieke Bukasa

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