Roman : Lulu Yamba se signale avec « Pleurs et oublis »

Syndicaliste de formation ,  membre de l’Union des Ecrivains du Congo « Ueco »  dévoré  également par la tarentule politique, Aimé Etienne Lulu Yamba est l’auteur du roman intitulé « Pleurs et oublis ». Sorti aux éditions Albatros en 2011, cet ouvrage a été porté sur les fonts baptismaux le jeudi 26 janvier 2012. Cela s’est passé au Chapiteau à Gombe. Etaient présents à cette cérémonie : le directeur de cabinet de la ministre Kavira, le président de l’Ueco, Bwabwa wa Kayembe, des critiques d’art, des cadres du Fonds de Promotion culturel….
Auteur de plusieurs recueils de poèmes ( Cri du cœur, Eveil patriotique et Distension), le quadragénaire Lulu Yamba en est à son premier roman. « Pleurs et Oublis » est un roman futuriste. L’histoire se passe en 2020. Nous sommes dans la République Démocratique de Nzadi.  Ngembo est la capitale de ce   pays  imaginaire. Il est  dirigé par une dame du nom de Sukusuku.

Le thème central de ce roman est le signe indien qui enserre un père de famille et son foyer. Le nom  véritable de ce monsieur est un mystère. On l’a surnommé  Sherif ou Papa Ebende. Il a eu un songe prémonitoire, au cours duquel il a vu le corbeau. Effectivement, il perdra coup sur coup deux êtres chers, dont Wika un de ses enfants.

Thème secondaire : la désolation, les pleurs et les efforts tentés pour oublier ce drame. Wika est mort dans des circonstances troubles. Qui a commandité ce décès ?

Thèmes apparentés : la grève des fonctionnaires, la menace de la 3 ème guerre mondiale. Ce roman de 138 pages réparties en dix chapitres épouse la forme narrative.

Des efforts payants

Bwabwa wa Kayembe  est intervenu pour dire que l’Ueco était heureuse de parrainer cette cérémonie de présentation officielle du roman de son membre. Et de préciser qu’en marge de la tenue des Etats généraux de la Culture qui ont eu lieu dernièrement dans la capitale, ils ont pris l’engagement de relancer la littérature congolaise. Il a fait remarquer que l’auteur de « Pleurs et oublis » est un jeune homme qui a l’habitude de côtoyer les vieux.
Ajoutant par la même occasion apprécier son sens de la discrétion et son entêtement. « Publier un roman par ces temps de crise n’est pas une chose facile », a souligné Bwabwa. Il a formulé le vœu de voir les écrivains congolais et le ministère de la Culture  travailler la main dans la main. Enfin, il a demandé à l’auteur de ne pas dormir sur ses lauriers. De son côté, Willy Mudiandambu, animateur principal des éditions Albatros, a tressé des lauriers à  l’auteur pour avoir fait honneur à la littérature congolaise.

Une  récompense méritée

Le public présent au Chapiteau s’est régalé de la dramatisation faite par les poulains du dramaturge Mwambay Kalengay. Tout de noir vêtues, des actrices du groupe de théâtre dénommé « Crasa » ont interprété merveilleusement quelques passages du roman de Lulu Yamba, s’appesantissant par exemple sur les extraits relatifs au songe, au décès de Wika…
A la fin du spectacle, Mwambay a dit qu’un roman bien écrit et structuré  attire l’attention des metteurs en scène. Il peut être porté aussi à l’écran.
Le directeur de cabinet de la ministre de la Culture n’a pas caché sa joie d’avoir été désigné pour baptiser « Pleurs et oublis ».

 Jean- Pierre Nkutu

 

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